C'était un mécanisme jusqu'ici réservé aux plus gros industriels électro-intensifs, comme dans la métallurgie, la verrerie ou la chimie. Il sera bientôt ouvert à la plupart des entreprises consommant de l'électricité en France. Dès le 1er janvier 2026, les usagers professionnels dont les besoins dépassent 7 gigawattheures (GWh) par an pourront bénéficier d'un contrat d'allocation de production nucléaire (CAPN), ce dispositif dégainé il y a environ un an par EDF.
Le principe : réserver, à travers un partenariat, une portion de la production du parc atomique à des consommateurs d'électricité professionnels pour une durée de dix à quinze ans... avec des volumes et des coûts qui seraient ensuite fonction des performances d'EDF. « Nous leur vendrons une quote-part de notre parc de production, moyennant une avance en tête, dans une logique de partage de coûts et d'opportunités », explique-t-on chez le fournisseur historique. Une manière d'offrir de la « visibilité » et des « prix décorrélés des marchés de gros », vante-t-on.
L'idée est donc désormais d'« élargir » le spectre. Pour ce faire, EDF lance ce jeudi un appel à manifestation d'intérêt, suivi d'une première mise aux enchères dans les prochains mois, portant sur un volume de 1 800 mégawatts (MW) d'électricité annuelle, soit l'équivalent de 10 terawattheures (TWh). Un chiffre à comparer à la production totale du groupe en 2024, de 360 TWh. Des entreprises appartenant à tous les secteurs pourront y participer, sans aucun minimum d'achat.