Transition énergétique : la France doit « affirmer sa souveraineté ou abdiquer »

Dominique Pialot
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Le président de l'Ademe alerte sur l'urgence de développer toutes les énergies décarbonées
Reuters

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Le président de l'Ademe alerte sur l'urgence de développer toutes les énergies décarbonées
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Les Assises européennes de la transition énergétique s'ouvrent ce 24 juin à Strasbourg, alors que l'énergie a fait l'objet ces derniers jours d'affrontements féroces à l'Assemblée nationale. Plus précisément, l'extrême droite et la droite parlementaire, sous prétexte de privilégier la relance du nucléaire et de se prémunir contre l'intermittence des énergies renouvelables, ont multiplié les attaques en règle contre l'éolien et le solaire.
Jeudi 19 juin, quelques heures après avoir approuvé un amendement fixant un objectif de production d'énergies renouvelables d'au moins 200 térawatt-heures (TWh) sur les 560 TWh d'électricité décarbonée attendus pour 2030, les députés ont instauré « un moratoire » sur « l'instruction, l'autorisation et la mise en service de tout nouveau projet d'installation de production d'électricité » éolienne et solaire, à l'exception de ceux « ayant déjà reçu une autorisation administrative préalable à cette date ». Le vote solennel de la loi par les députés est prévu ce mardi à 15 heures.
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« Notre mix énergétique est encore à 60 % composé d'énergies fossiles, qui sont par ailleurs importées », rappelle-t-il. Ce qui creuse le déficit commercial et met la France à la merci des soubresauts géopolitiques (guerre en Ukraine, blocage potentiel du détroit d'Ormuz, etc.) et de la volatilité qui en découle. « Les bailleurs sociaux vont-ils être confrontés à des hausses telles qu'ils ne pourront assumer leurs factures énergétiques ? », s'interroge-t-il. Il se désespère donc de ce match mis en scène entre nucléaire et renouvelables, là où « le vrai match oppose énergies carbonées et décarbonées ».
Dominique Pialot