Uranium : vers une nouvelle recapitalisation d'Orano
Juliette Raynal
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Le site d’Orano à La Hague, dans la Manche.
Abaca Press
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Le site d’Orano à La Hague, dans la Manche.
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Initialement prévu en novembre dernier, puis décalé à maintes reprises, le prochain Conseil de politique nucléaire (CPN) est désormais programmé au 19 mars prochain. Alors que celui-ci devait avoir une forte teneur financière avec en sujet numéro un le coût et le plan de financement des réacteurs EPR 2, ces points cruciaux ne devraient finalement plus être à l'ordre du jour.« Le point sur les EPR 2 est reporté dans la mesure où EDF a indiqué ne pas être en mesure de fournir un devis finalisé avant la fin 2025 », rapporte une source proche du dossier.
Présidé par Emmanuel Macron, le conseil abordera, en revanche, un autre enjeu financier : celui de « la recapitalisation d'Orano » afin, selon cette source, « de lui donner les capacités financières de faire l'acquisition de nouvelles mines d'uranium ». Une information que ne confirme pas « à date » le groupe industriel, contacté par La Tribune.
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À la suite du coup d'État de juillet 2023, Orano a perdu le contrôle de ses filiales au Nigeria. Même si ce pays ne représentait « plus que » 14,5 % de son mix de production d'uranium naturel, le groupe a entrepris une large diversification de son approvisionnement. Il a signé, début janvier, un accord d'investissement à plus de 1,5 milliard d'euros pour l'exploitation d'un vaste site minier en Mongolie.
Orano nourrit aussi des projets de développement en Ouzbékistan, où un site pilote a été lancé. D'autres sont également en cours au Canada, tandis que l'option namibienne a été rouverte.
Juliette Raynal
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