Marie Perrin, la recycleuse de terres rares
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Marie Perrin a inventé un procédé de séparation des terres rares.
Reuters
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Marie Perrin a inventé un procédé de séparation des terres rares.
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La ministre de l'Education nationale, Elisabeth Borne, lance un plan « Fille et maths » pour pallier le déficit de jeunes femmes dans les filières scientifiques et dans les métiers auxquels elles conduisent. Une démarche qui vise à la fois à équilibrer ces filières en termes de genres, et plus généralement à combler le manque d'ingénieurs français.
Marie Perrin n'a pas eu besoin de ce coup de pouce. A 28 ans, elle est l'une des dix lauréates du prix du « Jeune inventeur » décerné pour la première fois par l'Office européen des brevets à des chercheurs de moins de 30 ans du monde entier, pour leurs innovations répondant aux Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies.
Ce n'est pas la première récompense que reçoit cette jeune femme brune dynamique et souriante au parcours universitaire brillant, sélectionnée comme neuf autres parmi 450 candidats du monde entier. Née aux Etats-Unis de parents français alors expatriés, elle y a vécu jusqu'à ses cinq ans avant de grandir et étudier à Toulouse jusqu'à sa classe préparatoire, aux côtés d'un frère et une sœur plus jeunes, qui suivent également un cursus scientifique.
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Ses recherches ont déjà été distinguées en novembre dernier, par le Spark Award de l'Université polytechnique de Lausanne, où elle a effectué son doctorat en chimie des terres rares. C'est par intérêt pour ses travaux en chimie bio-inspirée qu'elle avait sollicité Victor Mougel, également français, pour qu'il devienne son directeur de thèse. Elle avait procédé de même pour obtenir son stage de recherche en chimie inorganique (comprendre, chimie des métaux) de six mois au MIT à la fin de son mastère en chimie moléculaire à Polytechnique.