« J’ai toujours été le bouffon du groupe » (Éric Judor)
Propos recueillis par Joséphine Simon-michel
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En novembre, à Paris.
Corentin Fohlen pour La Tribune Dimanche
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En novembre, à Paris.
Corentin Fohlen pour La Tribune Dimanche
LA TRIBUNE DIMANCHE - Qui Judor dîne ? Certainement pas chez Éric ! Quand il a les crocs, arrêtez tout et servez-lui le premier plat sous la main. Même cru, peu importe pourvu qu'il ne reste pas sur sa faim. Au Mandarin Oriental, on traverse à peine le hall que l'on entend ce rire de gamin, celui qui peut en agacer certains dans La Tour Montparnasse infernale ou qui réveille les nostalgiques de ses séries H et Platane. Éric Judor assume l'image qui l'a tant poursuivi à ses débuts avec Ramzy, celle d'un humoriste jugé parfois au ras des pâquerettes par ceux qui se prennent bien trop au sérieux.
Puis-je vous appeler Tanguy ?
ERIC JUDOR : Parce que j'ai vécu chez mes parents jusqu'à 27 ans ? J'assume et je le revendique complètement ! J'étais si bien chez eux. Je n'avais qu'à promener mon chien et à aller à la fac.
Pourquoi les avoir quittés ?
J'ai eu besoin d'émancipation, de connaître la vie active. Je faisais des jobs d'intérim chez Bouygues Telecom. Et plus le temps avançait, plus je me disais que ça allait me rendre extrêmement malheureux.
Vous faisiez rire vos collègues, chez Bouygues ?
Certains étaient sensibles à ma connerie car j'ai toujours été le bouffon du groupe. Mais pour être très honnête, ils n'avaient pas trop le goût du rire. Surtout le mec du 7e étage super sérieux en costume cravate, qui ne me saluait même pas...
Vous lui diriez quoi, aujourd'hui, au mec du 7 e étage ?
Je n'ai pas bâti mon métier, mon caractère et mon humeur contre qui que ce soit. Mon moteur est tout simplement cette envie de rire et de faire rire.
Que vous a apporté le rire quand vous étiez ado ?
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Je faisais marrer les potes sans être le mec populaire ou la coqueluche des filles. J'étais juste le mec lambda, celui qui passait inaperçu mais bien dans ses baskets... Et puis je ne faisais rien à l'école. Mais comme j'avais cette mémoire photographique, j'arrivais toujours à m'en sortir. Mes copains de terminale avaient organisé une fête pour les résultats du bac sans m'inviter car ils étaient persuadés que je serais au rattrapage. Pour l'obtenir du premier coup, je devais récolter 248 points. J'ai eu 248 points... Et vlan !
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