« La différence est une vraie chance » (Julien Doré)
Joséphine Simon-Michel
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Le 14 novembre, chez TF1 à Boulogne-Billancourt.
© Cyrille George Jerusalmi pour La Tribune Dimanche
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Le 14 novembre, chez TF1 à Boulogne-Billancourt.
© Cyrille George Jerusalmi pour La Tribune Dimanche
C'est sûr que sa vie est plus douce dans « ses » Cévennes. Récolter ses courgettes géantes, gambader avec son fils et ses deux bergers blancs suisses, Simone et Jean-Marc. Alors il pourrait montrer quelques signes d'hostilité quand il retourne à Paris pour la promo de sa série. On le retrouve chez TF1, jean slim noir et bottines aux semelles rouges. « Tu veux un café ? » Tiens, son côté sauvage ne l'empêche pas d'être délicat. Mais dompter l'animal avant de croiser son regard perçant, c'est une tout autre aventure. Mais une aventure qui vaut le détour...
LA TRIBUNE DIMANCHE- Parler de vous n'est pas ce que vous préférez... Il paraît que vous avez l'impression d'être « l'incarnation d'une bizarrerie »...
JULIEN DORÉ - Le bizarre est unique et la normalité est effrayante. La richesse infinie de l'être humain, c'est cette capacité à faire les choses différemment des autres, à fonctionner autrement que par une pensée de groupe. C'est dans cette marge-là que je trouve ma place ensuite sur scène et que je deviens capable d'agir et d'exister.
Vous avez eu du mal à trouver votre place ?
Mon enfance en tant que fils unique se résumerait par un grand point d'interrogation. Est-ce que j'allais trouver ma place dans ce monde d'adultes avec ma sensibilité ? Aujourd'hui, je l'ai pleinement trouvée et j'ai compris que la différence est une vraie chance.
La solitude de l'enfant unique vous a-t-elle tant pesé ?
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Je me réfugiais dans ma chambre avec mon imaginaire, entouré de posters de Michael Jackson, de Michael Jordan... Quand on est enfant, on n'arrive pas à verbaliser les choses parce que notre parcours de vie est encore réduit. Et c'est à ce moment-là que se joue le choix des chemins. Quand on m'a offert la possibilité d'avoir une guitare ou des feuilles pour dessiner, quelque chose s'est passé. Ce qui est douloureux, c'est que certains adultes ne saisissent pas à quel point il y a un enjeu crucial sur la suite d'une vie.
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