Les douze hymnes à la joie de François Simon en attendant 2024
François Simon
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
© STUDIO ROMANTIC/SHUTTERSTOCK
François Simon
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
© STUDIO ROMANTIC/SHUTTERSTOCK
Il n'est pas interdit de s'épargner les gélatines de foie gras, les pingouins et les crises de larmes. Ce soir peut être mémorable. Si vous le décidez.
1 PRÉPARER SON MENTAL. C'est mettre son cœur en habit. C'est une décision délibérée. Il ne vous reste que quelques heures avant de réagir, sinon la collision est inévitable. Dès le matin, dans la rue, armez-vous de sourires et d'indulgence. Vous verrez, c'est comme un brise-glace, un chasse-neige. Après, c'est promis, vous aurez le droit de faire la tronche : le 1ᵉʳ janvier n'a pas été inventé pour les chiens, c'est fait pour ça.
2 L'ART DES PRÉLIMINAIRES. Le problème des grands réveillons, c'est que les convives s'y ennuient et basculent dans une boulimie sans nom. On boulotte tout ce qui nous tombe sous les doigts au point d'avaler ses propres boulettes de pain et autres sphères de fêtes (bonbons, chocolats, baume pour les lèvres). Notre truc : avant le dîner, matez votre faim en savourant une ou deux pommes. Logiquement, vous ne déboulerez pas comme un Hun et vous pourrez observer pensivement la horde de bûcherons ravager les entrées.
3 COMPRÉHENSIF. Pour tous, même ceux qui n'aiment pas manger, qu'ils aient leur coupelle de mendiant, un magnum de kombucha et des boules Quies.
4 ROOM SERVICE. Il est parfois des crises d'agoraphobie inextinguibles. Notre parade tient du bon sens. Ce soir, les palaces, les grands hôtels des villes sont désœuvrés, les prix en berne, surtout en fin d'après-midi. Choisissez une chambre avec l'âme sœur, une suite, et dans votre sac de voyage siglé, glissez une fabuleuse bouteille, un mets exquis ; un livre pour les solitaires. Vous verrez, délices de Capoue à la clé, la ville à vos pieds.
À lire également
5 DIRE NON. Quelle volupté. Vous pouvez commencer maintenant. NON. Ou naaaan. C'est un peu primaire, mais il n'y a que comme cela que ça marche. Ne cherchez pas d'excuses alambiquées, tout le monde fait la même chose. Soyez original, ne dites rien. Juste non. Au début, c'est étrange, on se sent seul sur son coussin de canapé. On peut s'entraîner devant un miroir ou un collègue de bureau. Ensuite, choisissez à qui vous direz oui.
François Simon
Final Four de handball féminin : l’Europe parle français
Courbet, Rembrandt, Monet, De Vinci... Quand les artistes explorent l'art de l'autoportrait
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche