Rentrée littéraire : Olivier Norek, du roman noir à la Mort blanche
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Olivier Norek se lance dans la littérature « blanche » après avoir enchaîné la publication de polars à succès.
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Olivier Norek se lance dans la littérature « blanche » après avoir enchaîné la publication de polars à succès.
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C'est l'invité surprise sur les listes des grands prix littéraires. Qualifié pour le Goncourt, le Renaudot et l'Interallié, ainsi que pour les prix Jean Giono et André Malraux, Olivier Norek, auteur de polars plus habitué aux listes de best-sellers qu'aux salons de Drouant, fait avec Les Guerriers de l'hiver une première incursion remarquée dans la littérature dite « blanche ». Réconcilier les tenants de la lecture plaisir et les lecteurs de littérature exigeante, voilà bien l'éternel fantasme. En 2013, Pierre Lemaitre opérait lui aussi un passage du noir à la blanche en publiant Au revoir là-haut, un roman, historique lui aussi, sur la Grande Guerre et les gueules cassées. Un coup de maître pour lequel il sera récompensé du Goncourt.
Ici, Olivier Norek choisit une page méconnue de l'Histoire, la guerre d'Hiver, cette tentative d'annexion de la Finlande par Staline en 1939. La Russie compte avaler son chétif voisin en une dizaine de jours. Mais cette guerre par -30 °C voire -50 °C s'enlisera avec une armée russe peu préparée, saignée par les purges staliniennes et dirigée par des gradés dont l'unique stratégie réside en ne pas déplaire au « petit père des peuples ».
Olivier Norek - qui a beaucoup lu et enquêté sur place - réunit tous les ingrédients d'un grand roman historique : véracité des faits, documentation abondante en annexe et anecdotes qui seraient trop invraisemblables si elles n'étaient réelles. Ainsi met-il en scène les cours de ski en plein conflit des soldats russes qui, contrairement à leurs voisins finlandais, ne sont pas à l'aise pour la glisse, ou l'orchestre qui était censé suivre les troupes russes pour célébrer en direct les victoires. À défaut de vivres et de vêtements chauds, les soldats avaient donc reçu tambours et trompettes !
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Pur roman de guerre, Les Guerriers de l'hiver ne manque pas de souffle épique, sur la stratégie militaire, l'art de la guerre et l'héroïsme de combattants mus par le sisu, l'« âme de feu et de glace » de la Finlande. « Ils étaient hier simples fermiers, pères de famille, amis et maris. Aujourd'hui, ils devenaient tueurs de masse », écrit Norek, dont le ton se marierait à merveille avec une BO de Vangelis !
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