En France, l’escalade en salle est en plein boom
Mathilde Frénois
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Une grimpeuse dans une salle d’escalade Arkose à Nice.
© Arkose
Mathilde Frénois
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Une grimpeuse dans une salle d’escalade Arkose à Nice.
© Arkose
La prise est verte et dodue. Un bon appui pour Guillaume. Il enroule sa main, il pointe son pied. Et hop, son corps tout entier se hisse jusqu'au sommet. Cet électricien a fait sauter la pause déjeuner : il a une paroi à avaler. Depuis un an, il passe presque tous ses midis dans la salle de bloc Arkose à Nice. « Ça défoule, ça équilibre, expose le quadragénaire. Ce n'est pas que physique : ce sport apporte beaucoup de sensations. » Sur leur coupure méridienne, des grimpeurs prennent de la hauteur dans les 250 salles d'escalade privées de France. Une pratique en pleine ascension : 33 salles ouvriront en France d'ici à la fin 2024.
Avant, Julie courait. Elle a aussi testé le squash et le badminton. Puis elle est venue à la grimpe. « L'escalade vide complètement le cerveau. On se retrouve seul avec le problème de la paroi à résoudre, analyse ce médecin de 33 ans. C'est physique et cérébral : il y a beaucoup d'astuces et de jeux d'équilibre. »
Depuis son ouverture en mars 2020, Arkose a vu son nombre d'entrées doubler, atteignant 10 000 le mois dernier. Dans ses 1 600 mètres carrés, on s'attarde pour déjeuner ou jouer au baby-foot, on profite du sauna ou d'un cours de yoga. « C'est un lieu de vie plutôt qu'une salle de sport », confirme le directeur régional Quentin Vernay. Pour profiter de la dalle et du dévers, compter entre 9 et 18 euros.
Mathilde Frénois