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La Grande-Bretagne lève le moratoire sur l'extraction du gaz de schiste par fracturation

reuters.com  |   |  363  mots
Du gaz brule d'une plate-forme de fracturation lors d'une manifestation de greenpeace devant le parlement a londres[reuters.com]
(Crédits : Stefan Wermuth)

par Paul Sandle, Muvija M et Susanna Twidale

LONDRES (Reuters) - La Grande-Bretagne a officiellement levé le moratoire sur la fracturation hydraulique, une technique d'extraction du gaz de schiste, que le pays avait suspendue en 2019, affirmant que le renforcement de l'approvisionnement énergétique du pays était une "priorité absolue".

La Première ministre Liz Truss a déclaré au début du mois que la fracturation serait autorisée là où elle était soutenue par les communautés.

Le secrétaire d'État aux Affaires et à l'Énergie, Jacob Rees-Mogg, a dit jeudi que toutes les sources d'énergie devaient être explorées afin d'augmenter la production nationale.

La fracturation a été interdite après que le régulateur du secteur a déclaré qu'il était impossible de prévoir l'ampleur des tremblements de terre qu'elle pourrait déclencher.

Un rapport, demandé par le gouvernement et publié jeudi par le British Geological Survey, indique qu'il "reste difficile" d'estimer l'impact sismique que pourrait avoir l'extraction de gaz de schiste.

La plus grande secousse liée à cette technique s'est produite sur le site de la société Cuadrilla à Blackpool en 2011, enregistrant une magnitude de 2,3.

Le gouvernement a ensuite mis en place un système pour suspendre les travaux en cas d'activité sismique égale ou supérieure à 0,5 sur l'échelle de Richter.

"Nous devons revoir les limites sismiques pour nous assurer que l'extraction du gaz de schiste peut se faire de manière efficace et efficiente", a déclaré jeudi Jacob Rees-Mogg au Parlement.

Il a ajouté que l'extraction de gaz de schiste était sûre.

Les experts affirment toutefois que ce redémarrage de la production ne réduirait pas les prix cet hiver, car il faudrait des années pour qu'une industrie se développe et que la quantité de gaz disponible n'est pas connue.

"Même si les risques s'avéraient gérables et acceptables, le gaz de schiste n'aurait un impact significatif sur l'approvisionnement du Royaume-Uni que si, au cours de la prochaine décennie, on réussissait à forer des milliers de puits", a déclaré Andrew Aplin, professeur honoraire à l'université de Durham.

(version française Valentine Baldassari, édité par Kate Entringer)