Cyclisme/Tour de France: Philipsen retrouve le chemin de la victoire, Pogacar toujours en jaune
reuters.com

Cyclisme/Tour de France: Jasper Philipsen d' Alpecin-Deceuninck fête le podium après avoir remporté la 10e étape
Stephane Mahe
reuters.com

Cyclisme/Tour de France: Jasper Philipsen d' Alpecin-Deceuninck fête le podium après avoir remporté la 10e étape
Stephane Mahe
par Vincent Daheron
SAINT-AMAND-MONTROND, Cher (Reuters) - Jasper Philipsen a rectifié le tir : le Belge a remporté mardi au sprint son premier succès cette année sur le Tour de France à l'occasion de la dixième étape longue de 187,3 kilomètres entre Orléans (Loiret) et Saint-Amand-Montrond (Cher).
Vainqueur de quatre étapes sur la seule édition 2023, le sprinteur de l'équipe Alpecin-Deceuninck courait après une victoire sur cette 111e édition depuis le départ de Florence (Italie). Parfaitement lancé par son coéquipier champion du monde Mathieu van der Poel, il a largement devancé au sprint l'Érythréen Biniam Girmay (Intermarché-Wanty) et l'Allemand Pascal Ackermann (Israel-Premier Tech).
"Je pense qu'on peut parler de soulagement", a-t-il réagi. "Nous sommes déjà à la dixième étape et on avait fait cinq sprints sans gagner, c'était beaucoup trop."
À l'issue d'une journée passée sans encombre, le Slovène Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) conserve son maillot jaune.
Jasper Philipsen (26 ans) signe son septième succès sur la Grande Boucle après une première semaine particulièrement frustrante pour le vainqueur 2023 du maillot vert du classement par points.
"On avait juste besoin de continuer à y croire. Sur le Tour, vous avez seulement un certain nombre d'opportunités et tout doit se passer comme prévu", a déclaré le vainqueur de Milan-San Remo 2024. "Ce n'est pas si facile de gagner, on l'a vu la semaine dernière où on a eu une semaine de merde."
"Jasper the Disaster" ("le désastre"), son surnom popularisé par la série Netflix sur le Tour de France, n'avait pas réussi à reproduire sur les premières étapes sa domination entrevue l'année dernière. Deuxième à Saint-Vulbas (Ain) et à Colombey-les Deux-Églises (Haute-Marne), il avait chuté lors de la première occasion promise aux sprinteurs à Turin (Italie) avant d'être déclassé à Dijon (Côte d'Or) pour un changement de trajectoire dangereux.
"Je me mets de la pression. On a gagné quatre étapes et le maillot vert l'année dernière. On savait que ce serait difficile de faire aussi bien", a admis le récent vice-champion de Belgique.
Le peloton s'est très tôt résigné à se disputer la victoire au sprint à la veille de la journée difficile qui attend les coureurs dans le Massif central avec pas moins de 4.350 mètres de dénivelé positif au programme.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Seuls les Belges Harm Vanhoucke (Lotto Dstny) et Kobe Goossens (Intermarché-Wanty) ont pris quelques libertés à l'approche du sprint intermédiaire placé à 130 kilomètres de l'arrivée avant de couper leur effort.
(Reportage de Vincent Daheron, édité par Blandine Hénault et Tangi Salaün)
reuters.com