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OpinionsACT 50

Liban-Israël tue le chef du Hezbollah, l'Iran crie vengeance

reuters.com

Publié le 28 septembre 2024 à 11:42 - Mis à jour le 18 décembre 2024 à 16:27

File photo: lebanon's hezbollah leader sayyed hassan nasrallah addresses his supporters during a public appearance at a religious procession

FILE PHOTO: Lebanon's Hezbollah leader Sayyed Hassan Nasrallah addresses his supporters during a public appearance at a religious procession

Aziz Taher

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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DUBAI (Reuters) -Le Hezbollah libanais a annoncé samedi que son chef Hassan Nasrallah a été tué, confirmant l'information rapportée plus tôt par l'armée israélienne qui a dit avoir mené une frappe aérienne violente vendredi soir contre le quartier général du mouvement chiite dans la banlieue de Beyrouth.

La mort de Hassan Nasrallah, présentée par le Premier ministre israliéen Benjamin Netanyahu comme un tournant historique dans l'équilibre des forces de la région, constitue un revers majeur pour le Hezbollah, mais aussi pour l'Iran, dont les Gardiens de la révolution ont fondé le mouvement en 1982 et qui se trouve désormais privée d'un allié influent.

Le guide suprême de la Révolution islamique depuis 1989, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré que la mort du leader du Hezbollah serait vengée et que d'autres militants poursuivraient le combat contre Israël.

"(Nasrallah) n'était pas un individu. C'était un chemin et une école de pensée, et le chemin sera poursuivi", a-t-il dit dans un communiqué lu à la télévision d'Etat, où il a également annoncé cinq jours de deuil national en Iran. "Le sang du martyr ne restera pas impuni."

Le mouvement chiite libanais, soutenu par Téhéran, a dit lui aussi vouloir poursuivre sa bataille contre Israël "en soutien à Gaza et à la Palestine, et pour la défense du Liban et de son peuple inébranlable et honorable".

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Le Hezbollah n'a pas précisé les circonstances de la mort de son chef, tandis que la chaîne de télévision Al Manar du mouvement a commencé à diffuser des versets du Coran.

Le Hamas a déclaré dans un communiqué déplorer le meurtre du chef du Hezbollah, assurant que sa mort ne ferait que renforcer la lutte contre Israël.

"Les crimes et les assassinats commis par l'occupation ne feront qu'accroître la détermination et la persévérance de la résistance en Palestine et au Liban à avancer de toutes ses forces, de toute sa bravoure et de toute sa fierté sur les traces des martyrs (...) et à poursuivre le chemin de la résistance jusqu'à la victoire et la fin de l'occupation", écrit le mouvement palestinien.

LA CRAINTE D'UNE ESCALADE

Des sirènes annonçant des attaques aériennes ont retenti samedi dans la banlieue de Jérusalem et en Cisjordanie occupée, selon les applications d'alerte en Israël, déclenchées par "un tir depuis le Liban vers le territoire israélien", a dit l'armée israélienne.

La guerre d'Israël n'est pas contre le peuple libanais, a déclaré le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant.

"Il (Nasrallah) a assassiné des milliers d'Israéliens et de citoyens étrangers. Il représentait une menace immédiate pour la vie de milliers d'Israéliens et d'autres citoyens", a-t-il ajouté dans un communiqué.

"Au peuple du Liban, je dis : notre guerre n'est pas contre vous. Il est temps que le changement se produise", a-t-il poursuivi.

Le ministre coordonnant la réponse gouvernementale à la crise en cours au Liban, Nasser Yassin, a dit à Reuters qu'environ un million de Libanais avaient été déplacés par les attaques israéliennes, dont plusieurs centaines de milliers depuis vendredi.

Le président américain Joe Biden a qualifié quant à lui la mort du chef du Hezbollah de "mesure de justice" pour ses nombreuses victimes, et ajouté que les Etats-Unis soutenaient pleinement le droit d'Israël à se défendre contre des groupes soutenus par l'Iran.

Il a également indiqué avoir demandé au secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin de renforcer la posture défensive des forces américaines au Proche-Orient pour éviter une agression et réduire le risque d'une guerre plus totale, mais aussi chercher une désescalade dans les conflits actuels à Gaza et au Liban par des moyens diplomatiques.

De nombreux pays ont à nouveau mis en garde contre un risque d'escalade au Proche-Orient.

"La France est en lien avec les autorités du Liban et les partenaires de la France dans la région pour prévenir toute déstabilisation et tout embrasement", a déclaré le Quai d'Orsay dans un communiqué. "Des messages sont passés à toutes les parties".

A l'assemblée générale des Nations unies, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a appelé à ce qu'un "cessez-le-feu général" soit trouvé sans délai au Proche-Orient, et déclaré qu'une solution à deux Etats entre les Israéliens et les Palestiniens demeurait la seule voie pour sortir des tensions qui secouent la région.

Le décès du chef du Hezbollah a braqué les projecteurs sur Hachem Safieddine, un homme largement considéré comme l'héritier de Hassan Nasrallah. En tant que chef du conseil exécutif du Hezbollah, Hachem Safieddine supervise les Affaires politiques du mouvement, et siège aussi au Conseil du Djihad, qui pilote les opérations militaires du Hezbollah.

Cousin de Hassan Nasrallah, comme lui un religieux portant le turban noir, il a menacé en juin d'une grande escalade contre Israël après qu'un autre commandant du Hezbollah a été tué. Il se trouve depuis 2017 sur la liste des terroristes établie par le département d'Etat américain.

(Reportage Tala Ramadan, Clauda Tanios et Timour Azhari; version française Claude Chendjou et Gilles Guillaume)

reuters.com

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