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"Rien ne justifie qu'on pourchasse des gens", dit Merkel

reuters.com  |   |  308  mots
rien ne justifie qu'on pourchasse des gens, dit merkel[reuters.com]
(Crédits : Hannibal Hanschke)

BERLIN (Reuters) - Angela Merkel a sévèrement condamné mercredi les actes xénophobes commis fin août à Chemnitz, dans l'est de l'Allemagne, lors des manifestations d'extrême droite organisées après un meurtre imputé à deux migrants.

"Rien ne justifie qu'on pourchasse des gens, qu'on ait recours à la violence et à des slogans nazis, qu'on manifeste de l'hostilité envers des gens différents (...), qu'on s'attaque à des policiers", a martelé la chancelière allemande à la tribune du Bundestag.

"Nous ne permettrons pas que des pans entiers de notre société soient privés de tranquillité", ​​a-t-elle poursuivi, avant de réaffirmer que juifs, musulmans, chrétiens et athées avaient tous leur place dans cette société fondée sur le respect de la dignité humaine.

Angela Merkel répondait au chef de file d'Alternative pour l'Allemagne (AfD), formation d'extrême droite, selon lequel la "paix intérieure" est menacée.

"Aussi répugnants que soient les saluts hitlériens, je tiens à rappeler que l'événement très grave de Chemnitz est l'acte meurtrier de deux demandeurs d'asile", a affirmé Alexander Gauland.

Accusant la chancelière de désinformation, il a exprimé son soutien à Hans-Georg Maassen, chef des services de renseignement (BfV), qui s'est publiquement interrogé la semaine dernière sur l'authenticité des images montrant des groupes de manifestants pourchassant des migrants à Chemnitz, avant d'admettre que la vidéo n'avait pas été falsifiée.

"La vérité, c'est qu'il n'y a pas eu de chasse à l'homme à Chemnitz", a affirmé Alexander Gauland. "Les citoyens qui ont manifesté ont été présentés comme des criminels. Madame la chancelière, vous n'avez rien d'autre à offrir aux habitants de ce pays que l'obstination, le dogmatisme et les injures. Barricadez-vous à la chancellerie, loin de la réalité !"

(Madeline Chambers, Michelle Martin et Paul Carrel, Jean-Philippe Lefief pour le service français)