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Des Russes disent avoir piégé Macron qui aurait plaisanté sur Poutine

reuters.com  |   |  333  mots
Des russes disent avoir piege macron qui aurait plaisante sur poutine[reuters.com]
(Crédits : Sergei Karpukhin)

MOSCOU/PARIS (Reuters) - Deux Russes habitués des canulars téléphoniques ont affirmé mercredi avoir piégé Emmanuel Macron et diffusé l'enregistrement d'une conversation lors de laquelle celui qu'ils présentent comme étant le président français plaisante sur l'habitude qu'aurait le président russe d'emprisonner ses opposants.

Interrogée par Reuters, la présidence française s'est refusée à tout commentaire, en précisant qu'elle ne confirmait ni n'infirmait la véracité de cet entretien téléphonique.

Instigateurs de nombreux pièges de ce type, Vovan et Lexus se présentent comme étant le vainqueur de l'élection présidentielle ukrainienne, Volodimir Zelenski, et un assistant, dans cet entretien qu'ils auraient eu avec Emmanuel Macron.

Lors de cette discussion d'une quinzaine de minutes diffusée sur Youtube, celui qui se fait passer pour Volodimir Zelenski dit qu'avec 73% des voix il se sent comme Vladimir Poutine.

Son interlocuteur, dont la voix ressemble à celle d'Emmanuel Macron, lui répond alors : "j'ai le sentiment que - en tout cas à ce stade - le système chez toi est un peu moins bien organisé, donc ça doit être un peu plus naturel".

"Tu n'avais pas encore mis tous tes opposants en prison", poursuit-il.

La présidence française a souligné mercredi qu'Emmanuel Macron s'était bien entretenu avec Volodimir Zelensky dimanche et que le contact était "bien établi" entre les deux hommes.

L'Elysée avait annoncé dimanche soir qu'Emmanuel Macron avait réaffirmé lors de cet entretien le soutien de la France à la poursuite des réformes en Ukraine, à la lutte contre la corruption et à la consolidation de l'Etat de droit.

"Il a également rappelé que la France restait fermement attachée au plein rétablissement de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues, et à la mise en oeuvre effective des accords de Minsk sur le conflit du Donbass", poursuivait l'Elysée.

(Gabrielle Tétrault-Farber à Moscou et Jean-Baptiste Vey à Paris, édité par Yves Clarisse)