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Mélenchon sort du silence sur le revers de LFI aux européennes

reuters.com  |   |  381  mots
Melenchon sort du silence sur le revers de lfi aux europeennes[reuters.com]
(Crédits : Philippe Wojazer)

PARIS (Reuters) - Dix-sept jours après des élections européennes décevantes pour La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a reconnu mercredi l'échec de son camp, "rayé de la carte" dans certains pays, tout en appelant à "ne rien céder" dans les combats à mener.

Dans une intervention à l'Assemblée nationale en réponse au discours de politique générale du Premier ministre, le leader des Insoumis, muet jusqu'ici, a livré une première analyse du scrutin où son camp a recueilli 6,3% des voix, trois fois moins qu'à l'élection présidentielle de 2017.

"Compte tenu de notre résultat électoral, je suis parfaitement conscient de la difficulté de notre situation pour mener le combat", a dit le député de Marseille.

"Le rapport de force est lourdement défavorable pour nous. Il l'est ici en France grâce à vous et à l'extrême droite mais il l'est hélas aussi dans l'ensemble de l'Union européenne", a-t-il ajouté à l'adresse du chef du gouvernement, dont le camp est arrivé derrière le Rassemblement national, avec respectivement 22,4% et 23,3% des voix.

Malgré l'élection de six députés LFI, contre deux auparavant, "notre groupe transnational a perdu 10 sièges, nous sommes rayés de la carte dans plusieurs pays", a rappelé Jean-Luc Mélenchon.

Le leader des Insoumis, dont le parti est en proie au doute depuis les européennes, a invité à ne pas cesser la lutte face à un gouvernement qui ne saurait "faire comme si de rien n'était" .

"M. Le Premier ministre, savez-vous que vous avez vous aussi perdu l'élection ?", a-t-il lancé à l'adresse d'Edouard Philippe.

"Oui, c'était un référendum et vous l'avez perdu : 80% des bulletins de vote se sont portés sur des listes qui vous étaient ouvertement opposées", a-t-il ajouté.

"Dès lors, toute votre politique est un passage en force contre le pays", a-t-il accusé.

"Le pays ne se sent représenté politiquement par personne", a insisté Jean-Luc Mélenchon, se posant en défenseur des opprimés.

"Quoi qu'il arrive, nous ne céderons pas", a-t-il dit, citant notamment les personnes victimes de la pauvreté et des inégalités, qui appellent selon lui un "changement radical" de politique car "un autre futur doit rester possible".

(Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)