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Manafort, ex-directeur de campagne de Trump, de retour devant la justice

reuters.com  |   |  355  mots
Manafort, ex-directeur de campagne de trump, de retour devant la justice[reuters.com]
(Crédits : Yuri Gripas)

NEW YORK (Reuters) - Paul Manafort, qui a dirigé un temps l'équipe de campagne de Donald Trump pour l'élection présidentielle de 2016, comparaîtra jeudi devant la Cour suprême de l'Etat de New York pour répondre d'une série de délits liés à des activités immobilières, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Agé de 70 ans, il a déjà été condamné à un total de sept ans et demi de prison par la justice fédérale pour fraude fiscale et fraude bancaire sur la base de révélations liées à l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence présumée de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016.

Manafort sera jugé cette fois par une juridiction d'Etat. Ecroué dans une prison fédérale de Pennsylvanie, il a été provisoirement transféré à la mi-juin dans un centre de détention de Manhattan dans l'attente de cette nouvelle comparution.

Le procureur du district de Manhattan, Cyrus Vance, l'a inculpé en mars dernier de seize chefs, dont fraude hypothécaire et falsification de documents commerciaux afin d'obtenir des prêts adossés des propriétés à New York.

Manafort est passible d'une peine de 25 ans de prison pour les chefs d'inculpation les plus graves.

Son avocat, Todd Blanche, a annoncé il y a deux semaines à Reuters qu'il plaiderait la relaxe en vertu du principe de la "double incrimination" voulant que nul ne peut être jugé deux fois pour les mêmes faits.

Or les délits retenus par le procureur Vance, a-t-il ajouté, reposent sur des faits pour lesquels son client a été jugé devant la justice fédérale.

Pour certains observateurs, la procédure intentée au niveau de l'Etat de New York par Cyrus Vance viserait à faire en sorte que Manafort soit réellement incarcéré. Donald Trump a laissé entendre en effet qu'il pourrait le gracier. Mais un président des Etats-Unis n'a le droit de grâce que pour des crimes et délits fédéraux.

(Karen Freifeld et Nathan Layne; Henri-Pierre André pour le service français)