Des centaines de commerces "à vendre" dans le centre-ville de Toulouse

Pierrick Merlet

commerces de Toulouse "à vendre"
Pierrick Merlet

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commerces de Toulouse "à vendre"
Pierrick Merlet
Le centre-ville toulousain est mis sur le marché ! Dès le petit matin, mercredi 16 janvier, les Toulousains ont pu constater l'apparition d'une pancarte rouge et blanche sur plusieurs centaines de devantures de commerces du centre-ville. Sur celle-ci y est inscrit "À vendre", accompagné d'un numéro de téléphone qui n'est autre que celui de la... préfecture de Toulouse, afin d'interpeller les pouvoirs publics sur leur situation financière.
À la manoeuvre derrière cette initiative ? Le "collectif des commerçants en colère 31", un groupe d'environ 700 commerçants et artisans de Toulouse qui vient de se créer pour porter la voix de ces acteurs gravement touchés par les manifestations chaque samedi des Gilets jaunes dans la Ville rose depuis le 17 novembre.
Depuis cette date, tous sont inquiets pour l'avenir de leur activité et les soldes d'hiver ne permettront pas de rattraper suffisamment le chiffre d'affaires perdu durant la période de fête qui vient de s'achever. Dans une lettre, un représentant des commerçants du centre-ville historique de Toulouse évoque même des dépôts de bilan déjà actés pour l'année 2019 par certains de ses homologues.
Pour preuve, la chambre de commerce et d'industrie Toulouse Haute-Garonne (CCI 31) a mené une enquête entre le 11 et 21 décembre auprès des acteurs économiques locaux sur l'impact du mouvement des Gilets jaunes sur leur activité. Et le résultat est sans appel.
Sur 247 répondants, ils sont 97 % à constater "une baisse de fréquentation de leur clientèle". Pire encore, 22 % des sondés évoquent une perte de chiffre d'affaires de plus de 50 %, et encore 25 % d'entre-eux jugent avoir perdu "de 40 à 50 %".
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Par conséquent, l'organisation a prévu de mener une nouvelle enquête prochainement afin de mettre à jour ses statistiques. Par ailleurs, Philippe Robardey œuvre dans les coulisses pour provoquer une réunion entre les représentants des commerçants et le préfet Étienne Guyot pour lui faire part de leurs difficultés économiques. Ils réclament notamment une exonération d'un certain nombre de charges fiscales et sociales et non pas un étalement comme cela a été annoncé par le préfet lui-même le 10 décembre.
Par la suite, la ville de Toulouse a rendu les parkings sous-terrain du centre-ville gratuits pendant trois heures au mois de décembre chaque samedi pour faire revenir la clientèle, la chambre de métiers et de l'artisanat ainsi que la CCI de Toulouse ont mis en place des fonds de solidarité pour les commerçants. Mais tout cela ne suffit pas pour colmater les brèches dans les comptes... Le maire de Toulouse a donc tenu une réunion samedi 12 janvier réunissant divers élus locaux, associations de commerçants et corps intermédiaires. Celle-ci a débouché sur l'élaboration d'un "Plan Marshall" en faveur des commerces de la ville.
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En attendant, la mobilisation se poursuit. "L'acte X prévu samedi 19 janvier et qui correspond au deuxième week-end des soldes s'annonce catastrophique pour les commerces encore une fois", craint Philippe Robardey.
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