Les commerces de Toulouse dans le dur malgré les soldes

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
Si les secteurs des services, de l'industrie et du BTP se portent bien en Haute-Garonne, c'est une tout autre situation pour les commerces. Le mouvement social des Gilets Jaunes a fragilisé les commerces du centre-ville de Toulouse et les nouveaux mouvements sociaux contre la réforme des retraites depuis le début du mois de décembre 2019 ont gâché leurs performances économiques pour les fêtes de fin d'année.
La chambre consulaire va même plus loin et annonce provisoirement (d'autres sondages sont en cours de réalisation) que 61% des commerçants de Toulouse ne sont pas satisfaits de l'activité sur l'ensemble de l'année 2019. Et les soldes d'hiver qui ont débuté le mercredi 8 janvier, ne semblent pas relancer les petits commerces de la Ville rose.
Pour tenter d'aider la profession, la Chambre des Métiers et de l'Artisanat de Haute-Garonne, la CCI 31 et le Conseil départemental ont lancé un fonds d'avance remboursable à hauteur de 620 000 euros, mais limité à 5 000 euros par entreprise. Selon le dirigeant toulousain, 41 aides ont été octroyées mais les premiers remboursements n'arrivent pas car les commerces sont en trop grandes difficultés. Une vingtaine d'entre eux sont même en redressement judiciaire.
À l'occasion de ses vœux à la presse qu'il a tenu jeudi 16 janvier, le président de la CCI de Toulouse est également revenu sur l'arrivée récente d'Eiffage au sein de l'actionnariat de l'aéroport Toulouse-Blagnac, dont la chambre consulaire détient 25%.
Pour le moment, rien ne filtre du côté d'Eiffage sur leurs intentions. Une conférence de presse prévue lundi 13 janvier par ATB, la société gestionnaire de l'infrastructure, a même été annulée. Néanmoins, le président de la CCI de Toulouse est rassuré par l'identité de ce nouvel actionnaire et croit en une bonne coopération avec lui, au contraire du chinois Casil Europe.
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