Coronavirus : les entreprises de Toulouse "éxonérées" de droits de place, terrasses et taxe de séjour

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
"La collectivité sera largement perdante de cette crise sanitaire, mais aujourd'hui l'ampleur n'est pas mesurable", a prévenu Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse et président de la Métropole à la sortie d'une réunion de crise, vendredi 13 mars. L'élu a tout de même tenu à rassurer en expliquant que les deux collectivités, étroitement liées, seraient "prêtes à y faire face" sur le plan financier, malgré la perte de revenus évidente en raison de la baisse d'activité du tissu économique local, frappé de plein fouet par la pandémie du coronavirus.
Néanmoins, afin de répondre à l'appel à la solidarité lancé par le gouvernement pour faire face à la crise du coronavirus, le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole a annoncé tout un pan de mesures pour accompagner les entreprises locales. Tout d'abord, "nous n'appliquerons pas les pénalités de retard prévues dans le cadre de marchés publics". Par ailleurs, l'élu qui a mis en place le Small Business Act au début de son mandat afin de soutenir les entreprises fortement dépendantes des marchés publics, veut élargir la somme payée comme avance aux entreprises dans le cadre de ces marchés. Mais ce n'est pas tout.
De plus, en raison de la fermeture dès lundi 16 mars des 206 écoles, sans compter les 1795 places en crèche elles aussi en suspens, l'élu veut optimiser cette trêve scolaire.
Cet ensemble de mesures, sans compter les services de désinfection exceptionnels prévus pour les métros, tramways et bureaux de vote pour les élections municipales, vont se traduire par une hausse importante des dépenses de fonctionnement des collectivités (mairie et Métropole), qui maintient pour le moment les musées de Toulouse ouverts.
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Par ailleurs, Toulouse Métropole n'envisage pas pour le moment un arrêt du réseau de métro et du tramway dans l'agglomération, par contre le réseau bus va passer dès lundi 16 mars en horaires dîtes de "petites vacances", pour faire face à la baisse du nombre d'agents disponibles, étant dans l'obligation de garder leurs enfants.
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