Covid-19 : plus de huit entreprises sur dix touchées à Toulouse

Pierrick Merlet

Tous les commerces non essentiels à la vie du pays sont fermés depuis le 14 mars, sur décision gouvernementale pour faire face à la pandémie de covid-19.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Tous les commerces non essentiels à la vie du pays sont fermés depuis le 14 mars, sur décision gouvernementale pour faire face à la pandémie de covid-19.
Rémi Benoit
Alors que les commerces "non essentiels à la vie du pays" sont fermés depuis le samedi 14 mars, nul doute que cette décision engendre une situation de grande fragilité économique pour de nombreuses entreprises. C'est ce que vient confirmer un sondage, réalisé par la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse, auprès 1 016 entreprises de Haute-Garonne, interrogées entre le 11 et le 17 mars.

Si plus de huit entreprises sondées se déclarent touchées par la pandémie de covid-19, le nombre de sociétés ayant une baisse de leur chiffre d'affaires est tout aussi important. Selon l'étude de la CCI, 74% des entreprises ont connu une diminution de leur chiffre d'affaires sur les quinze premiers jours de mars, pour une baisse moyenne de 44%. Pire, 83% des sociétés consultées déclarent que leur chiffre d'affaires pourrait baisser dans les semaines à venir, avec une moyenne de -58%.
Sans surprise, les restaurants et traiteurs font partie des secteurs d'activités les plus touchés, tout comme les hébergements et les prestataires touristiques, les commerces de détail non-alimentaires, ou encore les agences d'événementiel pour ne citer que ces exemples. Par conséquent, le profil des entreprises touchées est dominé à 77% par des sociétés ayant 0 à 9 salariés, tout comme elles représentent la majorité des répondants à cette enquête (76%).
Entre baisse des ventes, arrêt de la production, difficultés de trésorerie, diminution des prises de commandes, report d'investissements, etc., les dirigeants ne sont guère optimistes pour l'avenir de leur société. Selon l'étude de la CCI de Toulouse, ils sont 87 % à se déclarer "assez inquiet" voire "très inquiet".

Malgré les dispositifs de soutien, les dirigeants sont inquiets pour leur avenir (Crédits : enquête CCI Toulouse).

L'inquiétude est aussi forte à l'échelle du secteur d'activité (Crédits : CCI Toulouse).
Malgré les nombreux dispositifs de soutien aux niveaux départemental, régional et étatique, du report de charges à la garantie pour de nouveaux prêts bancaires en passant par la suspension des factures d'eau, d'électricité et loyers, cette inquiétude est toujours aussi forte. Car elle ne répond pas aux besoins des entreprises ? D'après les remontées de terrain enregistrées par la CCI de Toulouse et Haute-Garonne, les besoins des entreprises sont légèrement différentes des aides de l'État proposées actuellement.
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Pour les autres demandes, comme un fonds de solidarité, la facilité d'obtention de prêts bancaires ou encore un revenu de remplacement pour les indépendants, celles-ci font partie des mesures du plan de soutien au tissu économique présenté conjointement par l'État (via la préfecture de région) et le Conseil régional d'Occitanie, jeudi 19 mars. Désormais, le temps dira si tout cela est suffisant.

Le profil des entreprises interrogées est dominé par celles de moins de 10 salariés, tandis que 18% ont entre 10 et 49 salariés, et 6% plus de 49 employés (Crédits : CCI de Toulouse).
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