Ségur de la santé : la Fédération de l’hospitalisation privée fait ses propositions
Pauline Compan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Lamine Gharbi, président de la FHP.
DR
Pauline Compan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Lamine Gharbi, président de la FHP.
DR
Lors du lancement du Ségur de la santé le 25 mai dernier, le Premier ministre Édouard Philippe avait annoncé une consultation destinée à améliorer les conditions de travail du personnel soignant et la prise en charge des malades, après dix semaines de crise sanitaire liée au coronavirus.
Une des revendications phares du personnel soignant des établissements publics et privés est une revalorisation des salaires. Un point adressé le 17 juin par le président de la FHP, le Montpelliérain Lamine Gharbi, qui est également le président du groupe régional Cap Santé.
Visant sur une fourchette "haute" de 300 € d'augmentation salariale pour le personnel des cliniques, Lamine Gharbi propose de financer cette mesure par une revalorisation de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (ONDAM), fixé chaque année par la loi de financement de la Sécurité sociale.
La FHP propose même d'augmenter de 10 % l'ONDAM 2021, et se prémunir contre d'éventuelles révisions du budget au cours de l'année afin de donner aux établissements plus de visibilité.
Sur ces 10 %, Lamine Gharbi compte ainsi les 6 % d'augmentation nécessaire aux financements des salaires, auxquels il ajoute 2 % d'investissement et une perspective financière pour anticiper des effets leviers.
À lire également
Pour compléter ces propositions, la FHP propose de conforter les Agence régionale de santé (ARS) dans leur rôle de régulation, un "garde-fou" important, et de mettre fin à leur fonction de tutelle de l'hôpital public, Lamine Gharbi estimant que "l'ARS ne peut pas être juge et parti".
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Pauline Compan