Philippe Renaudi, Air France et ce manque de vols qui impacte le business

Laurence Bottero
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Il n'est pas content, mais alors pas content du tout, Philippe Renaudi. Jamais habitué à la langue de bois, le président du Medef 06 et de l'UPE 06 n'hésite donc pas, une fois de plus, à dire sa colère. Dans le viseur, Air France.
Et si la compagnie aérienne s'attire les foudres du patron des patrons azuréens, c'est parce que les multiples annulations de vols reliant la Côte d'Aur à Paris empêchent les chefs d'entreprises et dirigeants d'entreprendre en rond.
"Air France dépose des plans de vols qu'elle ne tient pas. Des vols sont annulés et reportés à des dates lointaines. 25 % seulement des slots sont occupés", déplore Philippe Renaudi qui en profite pour en rajouter une couche sur la hausse des prix, hausse à tendance exponentielle.
"Air France bénéficie du plan de soutien à l'aéronautique et d'une aide, de la part de l'Etat, de 7 milliards d'euros. En fait, c'est pour financier les 8 000 à 10 000 emplois qui risquent d'être supprimés, mais pas pour financer la relance".
La relance, c'est là le nœud du problème. Les vols entre Nice et la Côte d'Azur sont importants pour les chefs d'entreprises qui ont l'habitude notamment d'emprunter la navette entre Nice Côte d'Azur et Paris-Orly. Des chefs d'entreprise qui, par manque de souplesse habituelle, "sont pénalisés", déplore encore Philippe Renaudi. Qui pointe une particularité azuréenne en matière de mobilité : la distance qui relie la capitale azuréenne de la capitale nationale et qui rend le déplacement plus long et complexe par voie ferroviaire - lequel pourrait être le plan B - que par voie aérienne.
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Des chefs d'entreprise donc un peu "coincés". Mais qui ne seraient pas les seuls à être pénalisés.
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Car la diminution du nombre de vols pourrait bien être aussi le caillou dans la chaussure... du tourisme. Alors que le vaste plan de relance mené notamment par le CRT Côte d'Azur - qui a noué, entre autres, un partenariat avec Expedia qui cible le tourisme de loisirs et qui vise à amplifier les réservations pour la période estivale - est en plein lancement, les difficultés à rejoindre la Riviera française seraient un obstacle bien malvenu.
Laurence Bottero