Air France veut supprimer entre 8.000 et 10.000 postes (HOP inclus)

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(Crédits : Charles Platiau)
La direction travaille sur un scénario prévoyant entre 8.000 et 10.000 suppressions de postes pour la compagnie Air France et sa filiale HOP. L'hypothèse haute table sur près de 8.500 suppressions de postes au sein de la compagnie Air France (-19% des effectifs), réparties entre les personnels au sol (6.000), les hôtesses et stewards (2.000), et les pilotes (421). S'ajouteront également les suppressions de postes chez HOP, estimées par des syndicalistes à plus de 1.000. Le plan de restructuration sera dévoilé le 3 juillet.

Le plan de restructuration d'Air France pour s'adapter la baisse de 20% des capacités prévue en 2021 se précise. Il sera présenté le 3 juillet aux représentants du personnel. Selon nos informations confirmant celles de Bloomberg et des Echos, la direction travaille sur un scénario prévoyant entre 8.000 et 10.000 suppressions de postes au sein du groupe incluant les compagnies Air France et sa filiale régionale HOP. Air France compte 45.000 salariés en CDI, HOP, 2.700. L'hypothèse haute table sur près de 8.500 suppressions de postes au sein de la compagnie Air France  (-19% des effectifs), réparties entre le personnels au sol (6.000), les hôtesses et stewards (2.000), et les pilotes (421). Soit plus de la moitié des 4.000 départs naturels environ d'ici à 2022 identifiés en février par la direction. S'ajouteront également les suppressions de postes  chez HOP, estimées par des...

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Commentaires
a écrit le 20/06/2020 à 13:22 :
Il est à craindre que les pilotes bénéficient encore une fois de conditions extravagantes pour qu'ils acceptent de partir. Quel sera le montant de la prime de départ d'un commandant de bord d'A380 qui touche 25 000 euros par mois ?! 250 000, 300 000€ ou bien plus ?! Naïfs sont ceux qui pensent que les contraintes légales empêcheront qu'il en soit ainsi. Ils oublient le tour de passe-passe de Christian Blanc qui avait fait croire qu'il gelait les salaires des pilotes d'Air France alors qu'il leur octroyait des actions à un taux particulièrement avantageux... les pilotes d'Air France continueront de profiter de conditions léonines !
Réponse de le 20/06/2020 à 15:18 :
Fallait bien justifier 7 milliards d euros; suis ravi de voir que mes impôts permettent de financer ces gens dans le besoin...
Réponse de le 20/06/2020 à 23:30 :
« Actions à un taux particulièrement avantageux ... »

Ahhh le gros mensonge .

Payées 20 euros , aujourd’hui 4,5 euros .....

Avantageux?

Polacco n’est jamais tombé si bas....
a écrit le 19/06/2020 à 6:57 :
Cela va avoir le même effet sur l'économie locale lorsque l'on ferme une caserne militaire dans une ville.
a écrit le 18/06/2020 à 17:22 :
Air France c'est comme la sncf ratp plus productif pour faire des grèves et en faire le moins possible côté productivité tout en étant surpayés. Franchement que ces entreprises publiques ruineuse pour notre pays disparaissent on va pas s'en plaindre.
Réponse de le 18/06/2020 à 18:33 :
Hilarant ce commentaire.

"Entreprise publique ruineuse " . Air France est une entreprise privée dont l’état détient 15% du capital.
D’autre part , Air France rapporte à l’état des sommes colossales ( centaines de millions voire milliards ) tous les ans en taxes et redevances perçues , soit directement soit par l’entremise d’ADP qui reverse ensuite de confortables dividendes à l’état français .
Sur les 25 dernières années Air France à très largement subventionné l’état .
Pourquoi pensez vous que le gouvernement ait fait pression sur les banques pour lui avancer du cash? Pour ne pas perdre un gros pourvoyeur de devises , un sorte de poule aux œufs d’or que l’on peut ponctionner à souhait ( un simple décret suffit....).
Surpayés ? Allez vous rendre compte par vous même , de nombreux employés d’AF ( mécaniciens , pilotes ) pourraient gagner , en temps normal, nettement plus ailleurs . Mais ils n’ont pas forcément envie d’aller travailler en extrême orient ou plus loin encore . C’est un choix .

Bref arrêtez de lire « café du commerce éco » , contentez vous de La Tribune , ça suffira largement.
a écrit le 18/06/2020 à 12:51 :
Suppressions de postes ! J'ai bien eu de la chance d'être à la retraite depuis le 31 Juillet 1991. Mais ce n'est pour cela que ne pense pas autres qui luttent pour leurs emplois.
a écrit le 18/06/2020 à 11:19 :
Ne me dites pas que c'est pour faire plaisir aux actionnaires? On voit que cela devient de plus en plus une rente plutôt qu'une prise de risque mais, sur "le dos" de qui?
a écrit le 18/06/2020 à 10:55 :
Le transport aérien est très impacté par la géopolitique internationale et cette fois pour cause sanitaire. 10000 suppressions de postes aujourd'hui peut-être 20000 créations demain, secteur très instable ...
a écrit le 18/06/2020 à 10:28 :
Il est à craindre que les pilotes bénéficient encore une fois de conditions extravagantes pour qu'ils acceptent de partir. Quel sera le montant de la prime de départ d'un commandant de bord d'A380 qui touche 25 000 euros par mois ?! 250 000, 300 000€ ou bien plus ?!
Réponse de le 18/06/2020 à 18:19 :
Conditions extravagantes ?

Pensez vous sérieusement qu’autre chose que la loi puisse s’appliquer ?

La loi définit les indemnités de licenciement : elle sont proportionnelles à l’ancienneté .

Ne racontez pas n’importe quoi sans savoir J Feldzer .

Ps : Pourquoi avoir pris ce pseudo ?
a écrit le 18/06/2020 à 10:14 :
Ces réformes structurelles auraient dû être engagées depuis plusieurs années. Mais comme d habitude en france, le courage politique a manqué ( gouvernement + tous les partis ). Pour éviter cet écueil que l etat se déleste de sa participation de 14 %, qui avait engendré celle des PB à la même hauteur avec ses guerres picrocholines.l etat ne doit plus gérer des entreprises, mais seulement les accompagner à travers la régulation, outil extrêmement puissant.
Réponse de le 18/06/2020 à 20:19 :
Commentaire intéressant mais qui comporte une erreur. Ce que fait Air France en ce moment n'est pas une réforme structurelle mais l'utilisation des possibilités prévues par les diverses lois. C'est un premier pas indispensable.
On peut se féliciter que Ben Smith agisse ainsi. Cependant il faut continuer par de réelles réformes structurelles qui vont bien au-delà.
Tout le transport aérien français a un rôle important à jouer dans la réindustrialisation de notre économie, avec Air France l'un des trois grands groupes aériens européens.
En France, la structure de cette activité est dépassée et bloquée. La crise est une opportunité unique pour débloquer et faire évoluer fortement le cadre. Faute d'évolution drastique cette industrie subira le sort de toutes celles qui ont quasiment disparu du contrôle du pays depuis 40 ans.

Qui osera franchir le pas ?
a écrit le 18/06/2020 à 9:40 :
On voit difficilement comment il pouvait en être autrement, avec un trafic durablement réduit par rapport à l'avant crise. En plus AF avait des effectifs trop nombreux au siège dans les fonctions supports...
a écrit le 18/06/2020 à 9:21 :
Et voilà, c'est enfin le côté face de la crise pour AF. Honnêtement, je pensais que la douloureuse serait moins sévère, avec une saignées très rude pour le personnel au sol.
Mais faut dire que l'E. était déjà malade avec une rentabilité très inférieure à celle de ses concurrents directs avec un risque très grave sur sa viabilité à terme.
Nul doute que BS met les bouchées doubles en profitant de cette crise et des injonctions de l'Etat, pour revenir à une situation financière plus durable.
Maigre consolation, le plan de BA, cie de taille similaire en CA, est bcp plus sévère avec 12000 sup de poste pour un effectif moins important.
a écrit le 18/06/2020 à 3:52 :
Ces gens pour la plupart etaient investis dans leurs jobs respectifs, aujourd'hui on les met sur le carreau apres avoir recu de tres gros prets garantis par l'etat, c'est a dire les francais, ce qui se traduira a terme par des hausses de taxes aussi diverses que variees. L'ancien monde sera pire que l'espere nouveau.
Pauvre pays vendu a l'encan. Un sursaut de conscience politique sera t-il possible en 2022 ? Rien n'est moins sur....
a écrit le 17/06/2020 à 23:10 :
Deux mondes, un seul actionnaire: l'état. L'aide de l'état va partir en compensations pour les employés licenciés. Difficile de ne pas se demander pourquoi il est impossible de réformer l'état, et que cela est si "facile" dans une société.
a écrit le 17/06/2020 à 21:18 :
Plutot 3 à 4 fois ces chiffres pour rester vivable face à BA et LH .
a écrit le 17/06/2020 à 21:00 :
J'ai hate de lire les commentaires des commentateurs (blasés) qui disaient il y a encore peu de temps que le transport aérien était une industrie pourrie ou qui devaient disparaitre en raison de la crise écologique et du besoin de décroissance. Et voila, nous y sommes, vous êtes heureux ?
Réponse de le 18/06/2020 à 8:32 :
Oh oui !
Réponse de le 18/06/2020 à 10:10 :
Le transport aérien n'est pas une activité "pourrie", mais il a été dévoyé par le transport de masse.
Ce mélange avion+tourisme est une gabegie écologique. Autant d'argent dépensé qui pourrait être bien mieux utilisé pour d'autres activités utiles.
Réponse de le 18/06/2020 à 10:27 :
Je ne fais pas partie des commentateurs "blasés" mais la situation nouvelle des secteurs aérien et aéronautique était tout sauf envisageable il y a encore quelques mois.Et pourtant ... Cela fait des années que des alertes sont faites quant à l'impact croissant du transport aérien qui atteint quasiment 5% de nos émissions de CO2.Tous les progrès technologiques du secteur ont été anéantis par la croissance exponentielle du trafic.
Il aura fallu un "petit virus" pour stopper brutalement ce développement.
Bref , faute d'une réelle vision par anticipation où l'euphorie avait primé , c'est désormais la grosse claque avec une quasi saignée sur le plan social.
Fondamentalement et pour illustrer mon propos , la question était la suivante : était-il normal que deux compagnies Françaises (SNCF avec l'offre INOUI et AIR FRANCE avec sa navette) se combattent farouchement sur nombre d'axes (au départ de Paris pour Bordeaux, Marseille, Montpellier ,...) où les offres sont similaires ?
N'est-il pas l'heure de privilégier une complémentarité Rail-Air et réciproquement afin d'afficher un bilan CO2 exemplaire pour la France ?

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