Ce que dit le projet stratégique – très vert et très bleu – de Marseille-Fos
Laurence Bottero
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Comme prévu, la date du 5 mars restera dans l'histoire du GPMM comme celle qui a acté la validation du projet stratégique 2020-2024. Un projet guetté, tant les enjeux autour de cette infrastructure majeure du territoire sont réels et structurants, ne serait-ce qu'en terme de développement et d'attractivité économique.
La disparition en décembre dernier du président du conseil de surveillance, Jean-Marc Forneri a clairement été un coup dur pour la place portuaire, tant ce spécialiste des fusions-acquisitions qui avait eu à traiter des dossiers majeurs concernant de grandes entreprises françaises, avait su imprimer une vision et un cap. Où il était déjà question de remise en question saine et de volonté de s'emparer de la transition énergétique et environnementale.
Comme de nombreux ports en France, en Europe et ailleurs, le GPMM a eu à subir une annus horrribilis en 2020, de l'aveu même de la nouvelle présidente du conseil de surveillance, Elisabeth Ayrault. Et pourtant, même secoué par les turbulences économiques, Marseille-Fos a tenu bon la barre, enregistrant un -12,7% de baisse d'activité, soit un recul moins important que ce que d'autres ports européens ont pu eux-mêmes subir. Preuve de la résilience et de la stratégie déjà engagée qui a fait ses preuves. D'autant que, comme l'a redit alors le président du directoire, Hervé Martel, le GPMM n'est pas un port endetté. Ce qui, évidemment, octrois quelques marges de manœuvre.
Ce nouveau projet stratégique, adopté ce 5 mars par le conseil de surveillance inscrit donc ses pas dans le projet précédent. Il amplifie le virage vers un nouveau modèle, pas si différent de ce que vivent les entreprises, désireux de concilier croissance économique et excellence environnementale. Deux faces d'un même sujet.
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Ce que l'on retient ce sont les quatre axes prioritaires : redynamisation industrielle et innovation pour servir la transition énergétique, transition numérique et nouvelles technologies, l'objectif étant de valoriser comme il se doit la donnée et de créer un smart port qui soit capable de mettre en place tout ce qu'il se doit pour optimiser la logisitique. Il est aussi question - et c'est une petite révolution qui s'affirme - de faire du port une entreprise compétitive... comprendre capable de passer de premier port français à un port au premier plan de la carte maritime mondiale, alternative aux ports bien trop saturés du Nord. Et puis, il y a aussi l'autre nerf de la guerre, celui des compétences, à mieux valoriser.
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