Jean-Noël Léon – FPI Provence : « Les campagnes de dénigrement sur fond de stop-béton révèlent la méconnaissance de notre métier »

Laurence Bottero
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LA TRIBUNE - Vous participez à des ateliers avec la Ville de Marseille, et on sait les liens tendus entre la municipalité et les promoteurs. Ces ateliers servent à quoi : mieux mener une réflexion ensemble, redorer le blason des promoteurs ?
JEAN-NOEL LEON - Redorer le blason des promoteurs ? Non ce n'est ni le propos ni l'objectif, même si le bashing des promoteurs devient lassant et dénué de fondement. C'est plutôt l'idée de poser les bases d'un travail collaboratif qui passe nécessairement par des échanges axés sur un constat partagé des réalités et de la problématique du logement à Marseille. Nous ne sommes pas dans l'amalgame ni dans les postures faciles ni dans un quelconque dogmatisme. Nous avons tous à cœur de travailler ensemble, au-delà des amalgames et des idées préconçues. C'est essentiel pour co-construire un projet ambitieux pour le logement et pour aplanir les difficultés. Car c'est ensemble, Mairie et promoteurs, que nous construirons le Marseille d'aujourd'hui et demain. Madame Chaboche (Mathilde Chaboche, adjointe au maire de Marseille, en charge de l'urbanisme NDLR) a été sensible à cette proposition et devrait participer à ces ateliers. Vous parliez de blason, le notre est régulièrement écorné par des campagnes de dénigrement sur fond de « stop béton » et qui reflète une parfaite méconnaissance de nos pratiques et de nos engagements en faveur de l'environnement, du cadre de vie et de l'intégration des bâtiments dans les territoires.
Mathilde Chaboche, l'adjointe en charge de l'urbanisme, a défini des vœux... Vous parlez de pistes de réflexion. Sur quels sujets vous rejoignez-vous ?
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Mathilde Chaboche a parlé de 75 propositions, quelques-unes seulement ont été dévoilées dans la presse pour un public ciblé. Nous aurions apprécié en connaitre le détail et les points sur lesquels Ville et Métropole pourraient converger, pour le moment ce sont plutôt des intentions. Nous attendons effectivement la prise en compte de nos remarques et de notre expertise car vous vous en doutez sans promoteurs, sans les métiers du bâtiment il n'y aura pas de construction ou de rénovation, nous devons rentrer dans une démarche positive de « co-construction ».
Laurence Bottero