À Toulouse, les restaurants recherchent désespérément du personnel
Melvin Gardet
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Les restaurateurs toulousains rencontrent des difficultés à recruter des profils expérimentés en cuisine.
Rémi Benoit
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Les restaurateurs toulousains rencontrent des difficultés à recruter des profils expérimentés en cuisine.
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"C'est surprenant car nous n'avions jamais eu de soucis de recrutement par le passé, surtout avec l'emplacement que nous avons. De moins en moins de personnes passent déposer un CV. C'est pour cela que j'ai diffusé une annonce en ligne, alors que normalement nous ne le faisons pas", explique Leandro Savini, gérant du restaurant Hyppopotamus du centre-ville de Toulouse.
Presque un mois après la réouverture des terrasses de restaurants et au lendemain de celle des salles intérieures avec jauge, les candidats expérimentés manquent toujours à l'appel, selon les restaurateurs toulousains. Pourtant, le travail, lui, ne manque pas. Ainsi, 110.000 offres d'emploi restent à pourvoir en France dans le secteur de la restauration selon le chef de l'Etat, dont une partie dans la Ville rose. Et il suffit de franchir la porte de quelques établissements situés dans l'hypercentre de Toulouse pour s'en rendre compte.
Au numéro 1 bis du boulevard de Strasbourg, sur la terrasse du restaurant Hyppopotamus, le gérant Leandro Savini fait passer un entretien d'embauche. Depuis des semaines, il est à la recherche de personnel expérimenté pour sa cuisine. En vain.
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Même constat pour le restaurant Orly Food, à quelques pas de là, le long de la place du président Thomas Wilson. L'établissement a perdu les trois quarts de son équipe pendant les mois de fermeture engendrés par la crise de la Covid. Si la plupart ont été remplacés, un poste de serveur avec expérience d'un an minimum reste à pourvoir. Une situation qui étonne le patron, alors que son offre d'emploi indique un salaire de 1.700 euros par mois, en CDI, avec d'autres avantages.
Melvin Gardet
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