L'aéroport de Toulouse-Blagnac espère retrouver 42% d'activité cet été par rapport au niveau d'avant-crise. Après avoir vu son trafic plonger de 67% en 2020 (de neuf à trois millions de passagers), la plateforme compte se relancer en proposant 66 destinations au départ de la Ville rose. Pourtant ce redécollage pourrait encore plus fragiliser les prestataires de l'aéroport.
"La reprise d'activité si elle n'est pas soutenue risque de renforcer les difficultés financières de nos entreprises et de précipiter les cessations et les défaillances", alerte Matthieu Jeandel, vice-président stratégie au sein du groupe Newrest et représentant de l'Association des métiers de l'aéroportuaire (Ama).
Fondée en février dernier, l'AMA veut porter la voix de l'ensemble des acteurs aéroportuaires : exploitants d'aéroport, assistance en escale, sûreté et sécurité, accueil, restauration, fret... D'après elle, 90.000 emplois directs et indirects et près de 2.000 entreprises sont implantées à proximité de la plateforme toulousaine (dont les métiers de l'aéroportuaire). 8.000 postes seraient menacés et 3.000 emplois saisonniers n'ont pas pu être créés.