Force Economique Unie : ce think tank d’entrepreneurs qui ne « veut plus subir mais agir »

Laurence Bottero
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C'est évidemment la crise qui leur a donné le temps et l'espace pour réfléchir à la situation des entrepreneurs en France. Un temps de pause qui n'a fait que renforcer le constat déjà fait d'un environnement législatif, social, juridique qui n'est pas aussi favorable à l'entreprenariat que ce qu'il pourrait être. Et alors que l'on parle de relance, le sujet a, bien sûr, toute son importance. Respectivement dirigeant d'une entreprise de restauration, basée à Nice et patron d'une PME, grossiste alimentaire et hygiène, implantée à La Trinité, Fred Ghintran et Christophe Tripodi ont donc donné naissance à un think tank dont la ligne majeure est de rapprocher les entrepreneurs des pouvoirs publics. Et vice-versa. Bref, que les décisions et orientations tant législatives que juridiques ou sociales soient prises en bonne connaissance de cause des besoins des patrons. Soit la meilleure façon de créer de la richesse.
« Nous souhaitons prendre la défense des patrons et par extension, celle des salariés », note Fred Ghintran. « Notre vocation de chef d'entreprise est de dégager du bénéfice et d'investir. Actuellement, on demande beaucoup au chef d'entreprise mais on lui accorde que peu de considération ».
Et le point majeur c'est la diminution obligatoire des dépenses publiques. Une dette qui pèse et qui « doit être remboursée par la croissance économique et certainement pas par les impôts et les taxes ». Ce qui signifie un grand coup de pied à donner dans la fourmilière d'un système que Force Economique Unie ne considère pas en adéquation avec la volonté d'une économie prospère et compétitive. « Le pays doit être géré comme une entreprise ce qui signifie fixer les objectifs à atteindre, maîtriser les dépenses et les investissements et équilibrer le budget ».
Mais le think tank insiste : pas question de critiquer sans proposer. Donc, il propose.
Ainsi, qui dit amélioration de la compétitivité dit diminution des charges qui pèsent. Des charges salariales notamment mais aussi de la CSG qui doit baisser en fonction de celle des dépenses publiques. Sur le temps de travail c'est en revanche une augmentation qui est préconisée, le passage de 35h à 43h, (qui est par ailleurs, la moyenne européenne) répondant toujours à l'enjeu d'une bien meilleure compétitivité... et à un meilleur pouvoir d'achat pour le salarié.
Laurence Bottero