Régionales : dans le Sud, après l’élection de Muselier, les patrons veulent « une nouvelle dynamique »

Laurence Bottero
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Avant la fin de la campagne, il y a déjà eu quelques propositions - 26 exactement - faites par le Medef Sud pour faire connaître aux candidats les points essentiels d'amélioration listés par les différentes branches professionnelles. Des propositions issues du terrain donc où il est question de faire en sorte que l'écosystème soit encore davantage pro-entreprises, que l'aménagement du territoire vu dans son volet transport et foncier soit volontaire et innovant. Côté filières d'avenir, indéniablement, l'industrie du futur, l'agro-alimentaire, le tourisme, mais aussi la santé sont les axes à chouchouter et leur développement facilité. En tout, un programme recentré autour de priorités majeures, sorte de toile de fond pour le prochain exécutif régional.
Maintenant que le nom du président de la Région est connu et que l'on sait que c'est la carte continuité qui est jouée avec la réélection de Renaud Muselier, les patrons veulent aller encore plus loin.
Bien sûr, s'ils se disent « satisfaits » de cette réélection, « car nous savons ce qui a déjà été engagé pour les entreprises », pointe Yvon Grosso, en revanche il faut véritablement pousser plus loin. Et la période liée à la crise sanitaire a finalement aussi servi de révélateur. Notamment parce que la Région et son président ont su montrer une certaine indépendance ou en tout cas une autonomie sur des choix stratégiques - ceux de l'achat de masques et de gel par exemple, mais le soutien aux TPE PME impactées et mises en danger aussi - et que cela a renforcé chez les patrons - ils en étaient déjà convaincus - la volonté voire même le besoin d'une décentralisation plus forte. « Nous souhaiterions que le pouvoir central pratique véritablement la décentralisation et que les 4D de la loi à venir - déconcentration, décentralisation, différenciation et décomplexification - soient véritablement appliquées. Le président de Région doit pouvoir agir en toute indépendance », plaide Yvon Grosso.
Laurence Bottero