Mimabs, de démonstrateur industriel public à entreprise rentable
Maëva Gardet-Pizzo
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... nner vie à des histoires entrepreneuriales à même d’améliorer la prise en charge des malades, tout en générant activité et emploi pour le territoire.
Recherches exploratoires. Etudes pré-cliniques sur cellules, sur tissus puis sur des animaux. Tests de toxicologie. Essais cliniques en trois phases. Procédures administratives. Puis, enfin, autorisation de mise sur le marché. Le développement de médicaments est un parcours du combattant, un processus particulièrement long, s'étalant au moins sur une dizaine d'années. Et à chaque étape, bon nombre de candidats sont évincés, si bien que seule une petite poignée parvient à atteindre la ligne d'arrivée.
Au-delà d'une grande endurance, il faut aussi beaucoup d'argent pour participer à ce marathon. Ce sont ainsi des centaines de millions d'euros qui sont, a minima, engagés. Ce qui explique pourquoi les scientifiques, lorsqu'ils identifient le potentiel d'une de leur découverte, réfléchissent à deux fois avant de se lancer dans l'aventure. Et quand ils sautent le pas, il n'est pas simple de convaincre des investisseurs tant le pari est risqué.
C'est pour optimiser la mise au point de nouveaux médicaments - et donc mieux en maîtriser les risques- qu'est créé en 2011 le démonstrateur pré-industriel Mimabs. Initialement porté par Aix-Marseille Université, le projet a pour ambition de bâtir « une plateforme qui réalise les étapes précoces de sélection de candidats médicaments », explique François Romagné, directeur scientifique du projet. Des candidats destinés à combattre des cancers et des maladies inflammatoires. « L'idée est de partir sur les meilleures bases pour maximiser les chances de succès ».
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Pour cela, il faut des compétences. Pendant 14 ans, François Romagné a été directeur scientifique de l'entreprise Innate Pharma, cliente du projet. « Il a mis cinq anticorps en développement clinique. Il a pu diriger le développement précoce et le suivi du développement pharmaceutique de plusieurs anticorps », assure son collègue Thierry Jean, PDG de Mimabs. « Il a une très bonne compréhension de ce qui est nécessaire pour obtenir un candidat qui ait des chances de développement et a diffusé ses connaissances à toute l'équipe ».
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