Après une année noire, les stations de ski dans les starting-blocks
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Leonhard Foeger
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Leonhard Foeger
"Nous avons hâte". Mylène Agnelli, maire d'Isole et vice-présidente Alpes du Sud de l'association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), ne cache pas son impatience. Après un hiver 2020/2021 plus qu'avorté, l'élue espère "une grosse saison" pour redresser la barre. "Tout est prêt, les révisions ont été faites et les saisonniers embauchés", assure-t-elle.
La première station à ouvrir sera celle du Puy-Saint-Vincent, dans les Hautes-Alpes. Dès ce weekend, les remontées mécaniques seront à l'œuvre. "C'est un parti-pris qui avait déjà été réalisé juste avant la crise sanitaire, mais c'est d'autant plus bienvenu cette saison. La moitié des pistes est au-dessus de 2.000 mètres d'altitude donc les conditions d'enneigement sont bonnes", explique Bettina Mathias directrice de l'Office de Tourisme pays des Écrins. Si les acteurs du monde du ski sont impatients, c'est aussi le cas des clients. "Nos réservations sont en hausse de 30% par rapport à 2019", annonce-t-elle.
Pour Bettina Mathias, la clientèle, essentiellement locale, pourrait bien changer ses habitudes après une saison de pause forcée. "Certains touristes ont redécouvert le pays des Écrins l'hiver dernier. D'habitude, ils pratiquaient uniquement le ski, là ils ont découvert de nouvelles activités qu'ils pourraient poursuivre cette année", avance-t-elle. "L'école de ski envisage d'ailleurs de recruter une secrétaire pour le ski nordique", illustre-t-elle.
À lire également
De son côté, Mylène Agnelli se montre plus mesurée. Elle estime que "des activités comme le ski de randonnée ou les raquettes vont se poursuivre mais les clients n'y consacreront que peu de temps". En revanche, la fermeture des remontées mécaniques a "forcé les stations à se diversifier", selon elle. "Certains le faisaient déjà mais pas toutes et cela peut favoriser une transition plus rapide vers de nouvelles offres notamment pour les baisses stations où l'enneigement se complique".
Rémi Baldy