L’Amérique du Nord, levier d’attractivité pour l’Aéroport de Nice ?
Laurence Bottero
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Alors que les frontières des Etats-Unis s'ouvrent à nouveau, l'intérêt des compagnies aériennes pour des liaisons depuis Nice et l'Amérique du Nord signifie davantage que la simple bonne nouvelle d'une opportunité supplémentaire de rejoindre Big Apple sans escale.
Mi-octobre, l'annonce faite par United d'une liaison rejoignant New-York Newark depuis Nice vient ainsi compléter les lignes déjà existantes, particulièrement celles opérées par Delta Airlines et La Compagnie.
« Nous travaillons à la reprise de l'activité. United avait déjà exprimé son intention d'ouvrir une liaison depuis Nice », indique Franck Goldnadel, le président du directoire des Aéroports de la Côte d'Azur qui y voit aussi une capacité des compagnies à être à l'écoute des demandes exprimées, alors même qu'elles ont souvent « été clouées au pilori parce que considérées comme pas suffisamment agiles. Elles prouvent au contraire, leur capacité à être plus efficaces, plus réactives, à l'écoute des besoins du marché ».
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Et l'un des besoins, c'est de pouvoir rejoindre le continent nord-américain le plus vite et efficacement possible, en se dispensant donc d'escales et d'obligation d'emprunter des hubs. Et cela, le président du directoire des Aéroports de la Côte d'Azur, qui gère la plateforme Nice Côte d'Azur ainsi que celle de Cannes-Mandelieu et de Saint-Tropez, l'explique par un autre point prépondérant dans le transport : des avions plus efficaces d'un point de vue économique. « Cela permet de relier Nice aux grandes capitales mondiales, sans passer par de grands hubs. L'émergence d'avions plus efficaces offre la possibilité là où on pensait devoir alimenter de grands tronçons, d'installer des lignes directes. Et la transition environnementale aide aussi à permettre ces liaisons directes », complète Franck Goldnadel. Avec des avions plus efficients, la volonté d'emprunter aussi des lignes plus en « circuit court » en quelque sorte est rendue possible. Ce qui ne signifie pas pour autant la fin des hubs. « Il y aura toujours nécessité de passer par des hubs, on ne peut pas relier n'importe quelle ville avec une autre », indique bien le président du directoire d'Aéroports de la Côte d'Azur.
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