Dans le Sud, les entreprises du patrimoine vivant font du label EPV un levier d’attractivité
Laurence Bottero
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C'est le label dont elles sont fières, trois lettres qui en font des entreprises un peu à part, désireuses de perpétuer une technique, un procédé, une recette ancestrale, ancrée dans le patrimoine (comme son nom l'indique) national. Une richesse, qui a peut-être parfois été oubliée sinon laissée dans l'ombre et qui pourtant, alors que les thématiques de localisation, réindustrialisation émergent, s'inscrivent parfaitement dans une certaine souveraineté tricolore.
« Notre objectif est de faire connaître le label au plus grand nombre », confirme Guillaume Fievet, le dirigeant de la Savonnerie du Midi, lui qui a rallumé les chaudrons de l'entreprise basée à Marseille lorsqu'il en fait l'acquisition et qui sait parfaitement à quel point la conservation de ce savoir-faire est essentiel. Une transmission qui n'est pas si facile car « elle concerne un ensemble de métiers qui ne sont pas fédérés autour de filières de formation ».
Ce qui rend l'enseignement de ces techniques ancestrales et artisanales plus complexes, lequel se fait souvent à l'intérieur de l'entreprise elle-même. Mais pour que la transmission du savoir se fasse, il faut savoir attirer les profils adéquats.
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Et sur ce point, toutes les entreprises ne se valent pas. Le label réunit en effet aussi bien des TPE que des PME et voire des ETI. Certaines, parce que leur activité le permet, font du tourisme industriel, ouvrant leurs portes et un peu leurs coulisses du coup, ce qui aide à créer curiosité et intérêt. Et à casser aussi, il faut bien le dire, les images d'Epinal.
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