Après Alex, à Tende, le soutien à l’économie, criant enjeu de survie des entreprises
Laurence Bottero
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En détruisant maisons, paysage et routes sur son passage Alex a laissé des stigmates qui dureront longtemps dans les esprits. Qui ont également fortement impacté l'activité économique, mettant à mal outils de production, ateliers, locaux industriels et artisanaux... Une situation qui est commune aux Vallées mais que le hameau de Castérino, notamment, vit encore plus intensément. Car de route départementale pour le rejoindre il n'y a plus. Et avec elle, plus de tourisme et, par conséquent, une activité économique frôlant le nul.
De quoi fragiliser véritablement les entreprises installées sur cette partie du territoire, des TPE et PME essentiellement spécialisées dans les loisirs et le tourisme. D'autant qu'elles vivent un second hiver sans accès et donc sans perspectives de reprise. Alors que toute la France parle de relance, à Tende, on est loin d'un renouveau économique.
Une situation qui aussi un sujet pour le préfet en charge de la reconstruction des Vallées, Xavier Pelletier. Un préfet « tempête » qui ne cesse d'arpenter le terrain et qui le redit bien, « l'aide de l'Etat doit être le plus en adéquation avec les besoins des entreprises ».
Un « sur-mesure » qui a nourri les différents dispositifs proposés aux TPE et PME concernées. Où il est question de considérer de près les dettes fiscales et sociales de chacune des entités et de trouver une solution de sortie la plus « positive possible ».
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Une aide pourra également être proposée sur les coûts fixes mais, reconnaît Xavier Pelletier, cela « concerne peu d'entreprises ». Beaucoup plus impactante parce qu'elle représente la bouffée d'oxygène aussi utile que nécessaire, l'aide à la trésorerie serait un vrai soulagement pour ces petites et moyennes entreprises spécialistes de l'hôtellerie/restauration, d'activités nature et de refuges de montagne. « La majorité d'entre elles ne désire pas recourir à l'emprunt », note Xavier Pelletier. « Cette aide à la trésorerie leur permettrait de tenir jusqu'à ce que la route soit rétablie, moment où nous estimons que l'activité pourra reprendre ».
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