Après Alex, le développement économique, l’autre enjeu de la reconstruction des Vallées
Laurence Bottero
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On se souvient, il y a presque un an, de la véritable bataille menée par la Brasserie du Comté pour rester, coûte que coûte, dans la Vallée de la Vésubie. Détruit par la tempête Alex, son outil de production devait trouver une nouvelle implantation. Si possible dans la Vallée, pour ne pas la priver des 6 emplois concernés et d'une activité porteuse comme prometteuse. Il aura fallu l'opiniâtreté d'Edwards Dilly et Laurent Fredj, ses dirigeants et celle de Xavier Pelletier, le préfet délégué à la reconstruction des Vallées, pour que finalement terrain et solution pérennes soient trouvés. Xavier Pelletier appelé volontiers, sur le terrain, le préfet « tempête ». Ancien chef de cabinet de Bruno Le Maire, directeur général de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne, il arrive mi-octobre 2020 à Nice avec une mission peu évidente, complexe, mais qui laisse aussi le champ des possibles ouvert pour reconstruire non pas à l'identique, mais en mieux.
« Mon bureau est dans les Vallées », dit-il d'ailleurs, et ce n'est pas une boutade. Quinze mois après le passage ravageur d'Alex, les travaux avancent. Grâce à un esprit collectif, insiste Xavier Pelletier. Et de souligner l'ingénierie apportée par la Métropole Nice Côte d'Azur. De dire aussi que les chantiers sont de grande qualité technique, avec un rythme de progression remarquable. « Il ne faut pas oublier que nous sommes en territoire de montagne. On ne reconstruit pas à la va-vite, avec des modélisations qui ne sont pas faites ». Le but étant d'aller vite et bien, autant que possible.
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Si la reconstruction est à la manœuvre, l'idée est de la mener de façon intelligente. Et de ne pas refaire tout à l'identique mais en tenant compte de ce qui est l'existant aujourd'hui et ce qui peuvent être les besoins demain. « Ce que nous faisons dépasse la simple reconstruction classique. Ce que l'on remet en place nous le faisons en ayant conscience que nous aurons encore des épisodes météorologiques destructeurs », souligne Xavier Pelletier. Ainsi les zones de danger classées inconstructibles ont été délimitées. Mais le levier réside beaucoup dans l'enveloppe de 572 millions d'euros débloquée par l'Etat. Une enveloppe qui comprend, outre 120 millions d'euros de Fonds Barnier, 150 millions d'euros issus de contractualisation entre l'Etat et les collectivités. Ainsi 100 millions d'euros servent une reconstruction « résiliente » quand 50 millions d'euros sont dédiés à des projets territoriaux. Une enveloppe qui permet, avoue le préfet Pelletier, « d'aller au-delà de l'aléa et du risque ».
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