"Le Plan Marseille en Grand crée une responsabilité collective" (Laurent Choukroun, L'Epopée)
Laurence Bottero
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... tion d’entreprises. Un Plan qui enthousiasme celui qui répète à l’envi que l’ambition est nécessaire et le changement de regard sur la ville, indispensable pour la sortir du cercle vicieux des idées préconçues.
La Tribune - Un Plan Marseille en Grand pour la deuxième ville de France c'est indispensable ?
Laurent Choukroun - Je me suis rendu compte dans l'aventure de L'Epopée que pour faire de grandes choses, il faut avoir de grandes ambitions. Le Plan Marseille en Grand offre une véritable ambition à la ville, avec un coup de projecteur qui a mobilisé à la fois les acteurs du monde économique, les acteurs du monde institutionnel, et même ceux avec qui il y avait - comme l'a dit le président de la République - des « chicayas ». On ne nous a pas donné le choix, on nous a dit « vous êtes les acteurs du territoire, Marseille est la deuxième ville de France et nous avons une grande ambition pour cette ville ». Et cette ambition, à partir du moment où elle est partagée, crée le dialogue. Moi-même, dans le cadre du Carrefour de l'entreprenariat, j'ai parlé avec des acteurs que je croisais mais avec lesquels je ne parlais pas véritablement, alors que pourtant nous sommes parties prenantes dans le développement du territoire. Une sorte de responsabilité collective s'est créée, qui s'est mis en phase avec une grande ambition.
Le Carrefour de l'entreprenariat vise à pousser les jeunes des quartiers à venir au monde de l'entreprise, en faisant en sorte de permettre l'accès à des conseils et du financement, levant des freins et des idées préconçues. Est-ce que cela ne correspond pas aussi à ce que vous sentez sur le terrain ?
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La première chose est de changer le regard sur notre ville. Cela vaut pour chacun, pour chaque habitant de notre ville mais aussi pour l'ensemble du territoire national. Il y a quelque chose qui se passe ici. Il y a quelque chose qui bouge. Mais ce qui est important c'est de permettre aussi à chaque jeune de changer de regard sur lui-même. En percevant quelqu'un sous l'angle de ses problèmes, de ses difficultés, sociales, résidentielles, culturelles, scolaires... on ne lui permet pas de s'épanouir par rapport à ce qu'il est capable de faire et ce qu'il sait faire. Quand on porte une ambition comme celle-ci, on offre la possibilité à chaque jeune de porter un regard différent sur lui et son avenir.
Laurence Bottero