Rachat de La Provence : pourquoi Xavier Niel passe à l’offensive

Laurence Bottero
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CHARLES PLATIAU

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Jusqu'à présent, Xavier Niel est resté fidèle à sa façon de faire : discret et s'appuyant sur le droit. Mais après le dévoilement du montant financier des offres de reprise des 86% des parts de La Provence détenues par GBT (Groupe Bernard Tapie), le patron de Free passe, en quelque sorte, à la vitesse supérieure.
Avec une offre qui, sur le plan financier, s'élève à 20 millions d'euros, Xavier Niel est considéré comme le challenger de Rodolphe Saadé qui n'a pas hésité à mettre sur la table la somme de 80 millions d'euros. 60 millions d'euros d'écart... pas rien. Mais pas tout non plus.
Et c'est bien ce que l'actionnaire du Monde entend défendre.
Dans un communiqué, plutôt direct, il en vient à expliquer les grandes lignes directrices de son projet, celles que tous attendaient de connaître en détail. S'il ne dévoile pas vraiment le comment, il en dessine tout au moins les contours. Le pourquoi, on le connaît déjà.
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Et Xavier Niel de dire que la stratégie qui est envisagée est celle de la conquête et de la reconquête en même temps, surtout celle du lectorat, d'appuyer sur le fait que ce sont bien les investissements fournis et l'augmentation de la diffusion payée qui tireront la croissance du titre. Qu'il est tout à fait possible de parier sur un développement qui lie papier et numérique. Qu'évidemment il faudra une diversité et une qualité des contenus pour croître et plaire. Et toucher ainsi une cible élargie, elle-même contributrice de développement.
Laurence Bottero