Lourdes : Jean Castex officialise un plan de relance de 100 millions d'euros

Pierrick Merlet
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Lourdes
Rémi Benoit

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"Entre la crainte des gens et les mesures sanitaires, nos hôtels ont dénombré 90% des nuitées annulées en 2020", regrettait alors Thierry Lavit, le nouveau maire de Lourdes (sans étiquette), lorsque La Tribune l'avait rencontré en avril dernier. Près d'une année plus tard, la situation ne s'est guère améliorée dans la cité marial puisque selon les professionnels du tourisme locaux, ce sont 80% de nuitées qui se sont évaporées par rapport à une année pleine.
Sur la dernière année pleine, sans contrainte sanitaire, en 2019, la ville des Hautes-Pyrénées a enregistré plus de 2,140 millions de nuitées avec une clientèle étrangère jaugée à 63%. Une performance rendue possible par le fait que cette petite ville de 15.000 habitants abrite la seconde capacité hôtelière de France, après Paris. Lourdes dénombre plus de 200 hôtels, dont une grande majorité sont classés, proposant ainsi plus de 10.000 chambres.
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Cette force atypique, liée à une activité portée par le tourisme religieux et son Sanctuaire mondialement connu, est devenu un boulet depuis deux ans. Évitée par ses touristes étrangers, générateurs de longs pèlerinages lucratifs pour le territoire, Lourdes est devenue en quelque sorte une ville fantôme. Face à ce constat amère, le Premier ministre, Jean Castex, s'est rendu sur place jeudi 17 février, pour la signature du Plan d'Avenir pour Lourdes. Il regroupe une centaine d'actions, pour un montant total d'investissements d'environ 100 millions d'euros, apportés par l'État (38 millions d'euros), le conseil régional d'Occitanie, le conseil départemental des Hautes-Pyrénées, l'agglomération Tarbes-Lourdes Pyrénées et la Ville de Lourdes. "Ce plan spécifique a pour ambition de reconquérir les parts de marché perdues, amorcer une relance durable de l'activité locale et accomplir une diversification d'activité", justifie Matignon.
Pierrick Merlet