« Rachetons les savoir-faire, sinon demain nous paierons plus cher ce que nous ne saurons plus faire » (Julien Bounicaud, La Maison de la Mousse)

Laurence Bottero
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La Maison de la Mousse, vieille PME rachetée en 2019, continue de poursuivre son développement, partagée entre projets pour les professionnels et pour les particuliers, respectivement 40 et 380 en 2021.
Une jolie croissance, qui doit beaucoup au dynamisme de Julien Bounicaud et Juliane Costes, co-repreneurs de cette ancienne institution niçoise, commerce de quartier devenue en trois ans une PME innovante.
Une petite entreprise structurée autour de trois marques. A la Maison de la mousse, la sellerie et la tapisserie. Puis, « en plein Covid, nous avons créé la Maison du Bois, qui se veut être notre marque sur l'agencement sur mesure, menuiserie et ébénisterie. Nous faisons beaucoup de cuisines, de commerces... Et puis la petite dernière, le Matelas niçois, qui est notre entité sur la literie. Nous sommes fabricants pour tout ce qui est matelas, sur-matelas, sommiers, oreillers... », explique Julien Bounicaud.
Si la volonté de Julien Bounicaud et Juliane Costes est de participer au Made in France, la chose est souvent plus facile à dire qu'à faire. Si, concernant le Matelas niçois, c'est du 100% tricolore, pour le reste des activités, les fournisseurs sont à 75% français.
Un sourcing qui exige une veille continue. « Nous travaillons avec le leader en France, Icoa, spécialiste de la mousse, qui développe des mousses pour notre Matelas niçois, une mousse qui comporte 27% de soja notamment », indique Julien Bounicaud. « Pour le reste, il s'agit de mener un gros travail au quotidien avec Juliane pour dénicher des faiseurs de tissus, d'autres créateurs de mousses plus techniques... ». Pas si facile, donc, de faire du made in France. « Beaucoup ont uniquement le prix en tête, imaginant que pour faire du made in France, ça coûte cher. Mais ce n'est pas le plus compliqué. Trouver les bons produits qui vont techniquement répondre à nos besoins, c'est plus difficile ».
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Si la Maison de la Mousse a une activité que l'on peut considérer comme généraliste, le « Matelas niçois c'est plus percutant », souligne Julien Bounicaud mais c'est aussi une marque qui permet de s'amuser en termes de marketing. « L'idée était de faire voir que sur la Côte d'Azur et en France, on pouvait faire autre chose que de l'hôtellerie et du tourisme ».
Laurence Bottero