La truffe en Provence : diamant des territoires
Maëva Gardet-Pizzo
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Le Rouret. Quatre mille habitants dans les Alpes-Maritimes, à 9 kilomètres de Grasse. « Une commune qu'on avait un peu tendance à oublier, sans histoire connue », raconte Gérald Lombardo qui y occupe depuis 1995 la fonction de maire.
A son arrivée, il veut renforcer l'identité et la notoriété du village où vivent alors 3.000 âmes. Et il commence pour ce faire par se pencher sur son nom. « Le Rouret vient du mot roure qui veut dire chêne ». Du chêne, on arrive à la truffe. D'autant que le maire fait la rencontre de celui qui est alors président du syndicat des trufficulteurs dans les Alpes-Maritimes, département où le champignon ne fait encore l'objet d'aucune culture. « Il recherchait un terrain pour faire des expérimentations. Nous leur en avons prêté un, sur le bois communal ».
En 1997, une première parcelle d'environ 7.000 mètres carrés est ainsi dédiée à l'expérimentation en trufficulture. « Cela a généré un engouement dont se sont emparés les médias et quelques grands chefs. La ville a gagné en notoriété ». Elle sert de point de départ à l'implantation de la trufficulture dans les Alpes-Maritimes. Ce qui lui vaut le surnom de « berceau départemental de la truffe ».
S'ensuit la création d'une fête de la truffe sur la place du village, dont le concept essaime dans les autres communes du département. Tandis que les truffes parfument peu à peu les tables des restaurants locaux.
La commune du Rouret développe également, en lien avec le syndicat, un concept de vente directe dans un chalet faisant face à sa Maison des terroirs, sorte de « supermarché des agriculteurs du territoire ».
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Et l'action du Rouret en matière de truffes atteint même les cantines scolaires puisque, une fois par an, elle propose aux écoliers un repas à partir des truffes ramassées sur le domaine communal, soit 2 à 3 kilogrammes annuels. « Cela plaît beaucoup aux enfants et fait râler les parents qui aimeraient bien y goûter eux aussi », s'amuse le Premier magistrat.
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