« La transformation des acteurs de la supply-chain ne passe pas uniquement par la supply-chain » (Massimo Magnifico, ZEBOX)

Laurence Bottero
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Quatre ans après sa création, ZEBOX remet sa stratégie (un peu) à plat. Une étape somme toute logique, dans un contexte global qui évolue vite. Et d'autant moins surprenante avec l'arrivée officialisée en octobre dernier de Massimo Magnifico en tant que directeur général, un poste jusque-là occupé par Mathieu Somekh. A celui qui dirigeait EuraTechnologies, le plus grand incubateur de startups en Europe basé à Lille (200 pépites y sont accompagnées), d'apporter sa vision et de redessiner les lignes. Avec un objectif, celui d'aller vite et bien.
Conséquence, le contenu de l'accompagnement et l'objectif des programmes s'en trouvent modifiés. Pour davantage d'efficacité et d'efficience, plaide le directeur général de ZEBOX. Ce qui signifie notamment un rythme de recrutements qui change, et qui est même diamétralement opposé, celui concernant l'incubation se réalisant deux fois par an quand celui pour l'accélération se tenant tous les mois, au rythme de 10 comités par an.
Si elle dure toujours 12 mois, l'incubation a redéfini les « bases ». Comprendre les indicateurs essentiels d'un positionnement, que sont le ciblage marché, le dépôt des brevets, la propriété intellectuelle... et cela avant de pouvoir accéder aux partenaires corporate qui représentent des opportunités de business évidemment non négligeables à ce stade de développement. « Nous accompagnons les startups à la réalité des grands groupes », explique Massimo Magnifico. « Elles découvrent parfois des sujets, après ce rapprochement, qui prennent du temps pour être adressés ». Des sujets qui ne doivent donc plus être traités en aval mais en amont. Des passerelles sont ensuite tissées entre les petites (entreprises) et les (grands) groupes.
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C'est pour être davantage efficace que le processus d'accélération est plus rythmé et aussi mené de façon individuelle, s'appuyant sur un esprit de co-innovation et développement business. « Notre objectif est de présenter un deal flow qualifié en fonction du besoin d'innovation », poursuit Massimo Magnifico. Pas question de présenter plusieurs solutions - et donc plusieurs startups - mais plutôt de définir quelle startup est capable de combler le besoin identifié. « La sélection ne se fait plus de façon collective, mais de façon individualisée. Quand c'est tout le monde, c'est personne ». Une mise en connexion qui porte ainsi rapidement ses fruits, via la mise en place d'expertise, la conception de POC... « Certaines startups entrées en janvier au sein de ZEBOX ont déjà signé la mise en place de POC », indique Massimo Magnifico. « Nous devons être capables de mettre en place des relations afin de ne pas perdre la possibilité de co-innovation. Des rendez-vous sont organisés dès les premiers mois de l'accélération. Nous nous positionnons également pour donner de la méthodologie, des bonnes pratiques à nos partenaires. Nous faisons voler en éclat toutes les barrières entre les startups et les partenaires ».
Laurence Bottero