Comment Cap 3000 est devenu le meilleur centre commercial du monde (et veut le rester)
Laurence Bottero
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... dit, d’innover, de bien des manières, comme le détaille son directeur général, Felipe Goncalves.
Longtemps, il a été le lieu moderne, bénéficiant d'un pouvoir d'attraction parce que les mall à l'américaine étaient encore chose rare en Europe. Aussi, lorsqu'il ouvre ses portes en 1969, Cap 3000 fait le plein. Le nom déjà et sa résonnance futuriste - alors que le chiffre de 3000 fait référence au nombre de places de... parking - joue sur l'effet marketing. Qui fonctionne. Mais de premier centre commercial français moderne et innovant, le lieu devient au fil des ans, un centre vieillissant, plus vraiment adapté aux normes, ni de consommation, ni esthétiques. En 2010, il entre dans le portefeuille d'Altarea. Ce qui va lui faire prendre un (nouveau) tournant. Car son propriétaire, bien conscient du potentiel existant, va alors imaginer un projet véritablement ambitieux, qui sort alors de ce que l'on connaît et perçoit du centre commercial de façon générale. Ambitieux et destiné à faire, de nouveau, de Cap 3000, la référence qui crée étonnement, surprise... et attractivité. Cinq ans et 650 millions d'euros injectés sur la période transforment le lieu. Dans son allure esthétique mais aussi dans sa philosophie, déployant une offre de commerces qui introduit de l'exclusif, de l'innovant, de l'inattendu.
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Aux manettes managériales, c'est un homme qui connaît bien le sujet qui s'en empare. Felipe Goncalves vient du Printemps. Le retail il connaît. La foncière immobilière - ce qu'est Altarea - moins. Mais c'est aussi ce qui nourrit la stratégie et fait sortir des habitudes du secteur. La preuve, en mars dernier, Cap 3000 obtient le titre de meilleur centre commercial du monde lors du MIPIM, le salon international de l'implantation commercial. Une reconnaissance qui conforte...
Mais une reconnaissance qui oblige aussi. A continuer d'innover et de faire vivre cette fibre différenciante.
Laurence Bottero