Filière cinéma, Odysseo... Où en est le plan Marseille en Grand ? Point d’étape avec le préfet Laurent Carrié
Maëva Gardet-Pizzo
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Réparer ce qui ne va pas. Les écoles délabrées. Les logements insalubres. Les hôpitaux vétustes. Le chômage et les fractures sociales. Le réseau de transport en commun largement insuffisant pour une deuxième ville de France, dont la superficie est deux fois et demi supérieure à celle de Paris. Voilà une des ambitions phares de Plan Marseille en Grand, annoncé le 2 septembre 2021 par Emmanuel Macron.
Mais attention, prévient le préfet à l'égalité des chances, « ce n'est pas un plan de rattrapage », terme qu'il n'aime pas, car il ne mettrait en avant que les failles du territoire et non ses atouts. Or si le plan s'attelle effectivement à rattraper certains retards, il vise aussi à valoriser ces atouts. « Il y a une vraie dynamique et une attractivité à renforcer ». Et ce, au travers de « projets attractifs qui confortent le rayonnement national, européen et international de la ville ».
Parmi les projets phares de ce plan qui devrait bénéficier en tout de l'apport de cinq milliards d'euros de la part de l'État, celui de fortifier une filière du cinéma, pour « conforter Marseille dans son statut de capitale nationale, européenne et internationale du cinéma ».
Pour mener à bien ce projet, l'État coopère avec les collectivités, qui semblent, de l'avis du Préfet à l'égalité des chances, faire fi de leurs divergences politiques, au profit « d'une vraie dynamique ».
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Dynamique qui passera pas l'installation de studios. « Nous attendons les résultats d'un appel à projet pour la création de studios. Le CNC et la Banque des territoires suivent le sujet. Il y a plusieurs candidatures sérieuses ». Qui dit cinéma dit aussi matériel. « Nous commençons à travailler avec la Métropole sur une base logistique qui permettra de stocker le matériel de tournage, et qui sera installée à Capitaine Gèze », dans le nord de la ville. Sans oublier la nécessiter de former : « Nous travaillons sur la Cinéfabrique, qui sera une école de formation aux techniques du cinéma, et pour laquelle nous avons un projet de site porté sur le site des Docks des Sud ». Et le programme de formation a déjà été mis en œuvre puisque « la classe préparatoire Cinéfabrique est déjà accueillie à la Belle-de-mai dans des locaux transitoires ».
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