La stratégie de la Safer PACA pour reconquérir du foncier agricole d'ici 5 ans
Maëva Gardet-Pizzo
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Safer feuille de route 2022 2028 PPAS
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Manger local. Les Français sont de plus en plus nombreux à le souhaiter, avec encore plus d'acuité depuis l'épidémie de covid-19. Par volonté d'acquérir une forme de souveraineté alimentaire. Pour des enjeux de transparence, de santé, de soutien à une profession dont on perçoit de plus en plus la souffrance. Pour réduire l'impact écologique du transport...
Des sujets dont se sont aussi emparées les collectivités locales, de plus en plus nombreuses à porter des projets alimentaires territoriaux visant à développer la production locale (et à moindre impact environnemental) de produits agricoles, avec l'ambition que ceux-ci soient distribués en circuit court.
Sauf que les intentions ne font pas tout. Pour produire localement, il faut des agriculteurs. Or d'ici dix ans, 48 % des chefs d'exploitations partiront à la retraite et le taux de renouvellement est très faible à l'échelle nationale. Ainsi d'après la Draaf, pour 100 agriculteurs qui quittent le métier, seuls 2,9 s'installent. En cause notamment : l'agrandissement des surfaces des exploitations ou encore le désintérêt des plus jeunes pour ces métiers jugés trop difficiles.
En Région Sud, le taux de renouvellement est moins préoccupant puisqu'il s'élève à 50 %. « La Région a d'énormes atouts : la diversité de ses terroirs, de ses produits, de ses systèmes de production », souligne Laurent Vinciguerra, nouveau directeur général de la Safer régionale.
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Des atouts qui rendent le territoire particulièrement attractif pour les porteurs de projets ... mais pas seulement. « Cette attractivité élevée génère des conflits d'usage ». Sur un terrain où l'agriculture est déjà contrainte par la forte présence d'espaces naturels, elle subit en même temps la forte pression de l'urbanisation, particulièrement sur les zones littorales. « En région Sud, la surface agricole utile a diminué de moitié en 50 ans, passant d'1,5 millions d'hectares à 775 000 hectares ». Un phénomène particulièrement marqué sur le bassin azuréen où la surface agricole utile est de 13 %, contre 50 % à l'échelle du pays. « Nous avons du souci à nous faire en termes de souveraineté alimentaire et de relocalisation de l'agriculture ».
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