Un article du Code de l'environnement rend obligatoire, depuis fin 2019, la réalisation d'un bilan d'émissions de gaz à effet de serre (BEGES ou bilan GES) au moins tous les trois ans. Sont concernés les services de l'État, les collectivités locales de plus de 50.000 habitants et les établissements publics de plus de 250 agents. Côté privé, les personnes morales de plus de 500 personnes doivent aussi répondre à cette obligation, tout comme les entreprises lauréates de subventions du plan France Relance, selon le ministère de l'Économie et des Finances.
Devant cette évolution réglementaire, certaines startups à Toulouse ont vu le jour avec la promesse de réaliser un bilan carbone complet, et surtout accompagner leurs clients sur les émissions de gaz à effet de serre et leur réduction. C'est notamment le cas de la jeune pousse Take Air.
« Nous sommes partis du constat qu'il y a une urgence climatique. Tout le monde parle de la nécessité de réduire son empreinte carbone, mais il n'existe aucun outil simple pour la calculer et tenter de la réduire. Par exemple, les cabinets de conseil vous proposent des tableurs Excel mises à jour tous les ans... », racontait à La Tribune quelques mois plus tôt Benjamin Vigneau, cofondateur de la startup, et CEO de Take Air.
Cette dernière, qui va souffler bientôt sa seconde bougie, emploie déjà une dizaine de salariés et parvient à s'autofinancer avec ses premiers contrats. C'est aussi le cas pour DCO2, une autre startup toulousaine qui propose des services similaires à Take Air, qui a déjà conquis des grands noms de la filière aéronautique comme Daher ou Airbus Atlantic.