A Marseille, le front uni Région, Métropole et CCI pour aider vite les commerces vandalisés
Rémi Baldy
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La rue Saint-Ferréol à Marseille le lundi 3 juillet 2023.
R.B
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La rue Saint-Ferréol à Marseille le lundi 3 juillet 2023.
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Autour du Vieux-Port, les artères commerçantes commencent à reprendre vie. Rue Saint-Ferréol, beaucoup de magasins sont ouverts ce lundi. Mais les passants remarquent forcément ceux dont le rideau est baissé ou dont les vitrines sont couvertes de plaques en OSB. L'ambiance a beau être calme, les émeutes du week-end des nuits précédentes et ont laissé des traces. « Environ 400 commerces ont été touchés à Marseille et ses alentours lors des trois dernières nuits », chiffre Jean-Luc Chauvin, président de la Chambre de commerce et d'industrie d'Aix-Marseille Provence (CCIAMP). « L'impact estimé avec les assureurs est de plus de 100 millions d'euros », poursuit-il.
La Cité phocéenne a été l'une des villes les plus touchées de l'Hexagone, le président de CCI France Alain, Di Crescenzo en parle comme « l'épicentre de ces vandalismes ». Pour soutenir au mieux les commerçants, la Région Sud et la métropole Aix-Marseille-Provence lancent un « fonds de solidarité commerces pillés » doté de 10 millions d'euros, issus à part égal des deux collectivités. Toulon Provence Méditerranée et Nice Côte d'Azur, les deux autres métropoles de la région, devraient également l'abonder dans les prochains jours.
« Le but est de permettre à chaque magasin attaqué de pouvoir toucher 10.000 euros d'ici une quinzaine de jours », présente Renaud Muselier, président (Renaissance) du conseil régional. L'idée étant d'apporter un soutien financier rapidement. S'il n'y a pas encore de donnée très précise, l'hypothèse haute est que 1.000 commerces sont concernés dans l'ensemble du territoire régional. Ce dispositif, piloté via un guichet unique par les CCI des territoires concernés, ne concerne en revanche pas les grandes enseignes, hormis pour les franchisés.
Rémi Baldy