Dans le Sud, entre effet rattrapage et stabilisation, l’économie poursuit sa résistance
Laurence Bottero
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De récession, il n'y aura point. Le message, porté par le gouverneur François Villeroy de Galhau, a bien évidemment trouvé une résonnance toute particulière et une écoute attentive, dont en Provence Alpes Côte d'Azur. « La croissance ralentit mais il n'y a pas de récession », répète Jean-Christophe Ehrhardt, directeur régional de la Banque de France jusqu'à ce début octobre où Denis Lauretou, venu de Nouvelle-Aquitaine, lui succède.
Un contexte économique donc en pleine résilience, qui tente de ne pas se laisser déstabiliser par les aléas tour à tour inflationnistes, d'approvisionnement, de hausse des coûts... Sachant que « la consommation des ménages est plus modérée qu'en 2022 », souligne Jean-Christophe Ehrhardt. Conséquence : les courbes s'aplatissent, manifestation concrète du ralentissement.
Ce contexte économique particulier, entre perte de vitesse relative et regain que l'on sent poindre, se mesure également lorsqu'on interroge l'état d'esprit des chefs d'entreprises, exercice auquel s'est prêté la Banque de France en début d'année 2023. Ainsi, dans l'industrie, si la perspective est positive, l'indice d'incertitude demeure élevé. Parallèlement les « carnets de commande s'approchent de leur moyenne de longue période », note encore la Banque de France.
Tendance identique pour ce qui concerne les services marchands tandis que les activités liées aux bureaux d'études continuent de bien se comporter. Signe que les projets d'investissement envisagés ne sont pas annulés ou reportés. Signe positif, évidemment.
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Il n'en demeure pas moins que certains secteurs ou segments sont objets d'attention. Le tourisme - qui certes a produit de bons résultats - doit beaucoup à la clientèle haut de gamme qui a su dépenser et supporter ainsi le tissu économique. « La croissance en valeur est assez soutenue, celle en volume est moins favorable », pointe encore Jean-Christophe Ehrhardt. La construction - déjà sous les radars depuis l'après crise sanitaire - demeure un point de vigilance d'autant que le quatrième trimestre se présente comme assez difficile pour les entreprises du bâtiment et des travaux publics.
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