Comment Knap rend son chariot toujours plus intelligent (et Made in France)

Laurence Bottero
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Il a fallu pas moins de quatre années de R&D pour que Knap donne vie à son chariot connecté. Déployé depuis peu dans une grande surface, près de Nice, ce nouvel outil intelligent réinvente le parcours consommateur, aidé fortement par la techno.
Pourtant, rien ne prédisposait vraiment Dylan Letierce, le dirigeant de Knap, à s'engouffrer dans le monde du retail. C'est sa curiosité et l'envie de résoudre une problématique existante qui le pousse, ainsi que les deux autres co-fondateurs, vers ce secteur où rien n'a vraiment bougé depuis plusieurs années.
Le dirigeant de Knap le dit lui-même, il y a eu beaucoup d'essais, de prototypes, « testés en magasins », pour aboutir à un produit fini et capable de « conduire » le consommateur dans son parcours d'achat. « Nous étions étudiants et voulions créer une entreprise. Le sujet de la file d'attente et de l'expérience d'achat en magasin nous a vraiment intéressé », raconte Dylan Letierce, rappelant qu'alors, Amazon Go est en plein lancement et que le « momentum » est bien là. « Beaucoup de startups ont voulu concurrencer Amazon Go et ont créé des Amazon Go bis. Mais il n'existait rien pour les très grandes surfaces, alors qu'elles représentent la majorité du marché ». C'est sur ce segment que se positionne donc Knap.
La startup qui donc multiplie les essais et se rend vite compte que faire un chariot connecté est plus complexe qu'il n'y paraît. « Il faut qu'il puisse s'emboîter, alors qu'il y a beaucoup de capteurs, être solide, avoir le même litrage... », raconte son dirigeant. Qui rappelle que l'assemblage, le logiciel... sont fait sur la Côte d'Azur et que donc, « comme la création de valeur se fait en France, c'est bien du Made in France ». Knap est-elle disposée à avoir aussi sa propre unité de production ? « Nous avons une mini-usine, de 300 m2 où on peut produire des centaines d'unités par mois. A terme, oui, si la demande et si nous estimons que c'est la bonne orientation, nous pourrions créer une usine ».
Laurence Bottero