A Marseille, les Rencontres des alliances territoriales actent l'urgence de coopérer pour réussir la transition écologique et sociale
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
17 heures. L'école de commerce EMD Business School, à deux pas de la gare Saint-Charles se vide peu à peu de ses étudiants tandis qu'un autre public, plus âgé, s'engouffre dans son auditorium.
Parmi l'assistance, beaucoup d'acteurs de l'économie sociale et solidaire. Des entreprises, des associations. Des agents de l'État. Soit environ 150 personnes réunies autour de ces « premières rencontres des alliances territoriales » initiées par la Dreets (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités) et la Ddets 13 (Direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités), et introduites par le préfet des Bouche-du-Rhône et préfect de région, Christophe Mirmand.
Après avoir rappelé l'urgence d'une « transition écologique forte, juste et durable » sur un territoire souffrant d'un « niveau de pauvreté et de précarité préoccupants », le préfet l'assure : « le rôle de l'État est de rassembler les acteurs et les énergies locales, de stimuler les initiatives, d'accompagner les collectivités, les entreprises et les acteurs de la solidarité agissant au côté des citoyens les plus vulnérables, pour accélérer les transitions sociales et écologiques et en faire une opportunité ».
Rassembler. Car comme l'explique Yannick Blanc, vice-président de la plateforme d'intelligence collective Fonda, qui prend le micro à sa suite, « le modèle coopératif émerge aujourd'hui comme celui qui est le plus porteur d'avenir face à ce que nous avons à entreprendre ». Comme une troisième voie après le modèle institutionnel qui a prévalu jusqu'à ce qu'il soit dépassé, il y a une quarantaine d'années, par le modèle entrepreneurial dont les logiques d'efficacité et de résultat ont pris le pas sur l'organisation publique.
À lire également
Des modèles fondés sur des rapports de domination, décrit-il, désormais en déclin. « Avant, il suffisait de surplomber la société pour avoir une parole légitime, ce n'est plus le cas ». Ni dans les institutions publiques, ni dans les entreprises. « On dit que les jeunes générations tournent le dos au travail. Mais elles sont aussi attachées au travail que leurs aînés. En revanche, elles ont une énorme prise de distance dans leur rapport à l'entreprise. »
Maëva Gardet-Pizzo