Quelles politiques publiques pour l'ESS en Provence-Alpes-Côte d'Azur ?
Maëva Gardet-Pizzo
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rasse. Ses rues colorées. Ses essences fleuries et ses grands noms de la parfumerie... Mais Grasse a une autre corde - moins notoire - à son arc : une forte présence de l'ESS dans le territoire qui constitue son Pays, soit 23 communes et 100.000 habitants. Et c'est surtout dans le Haut Pays de Grasse que se concentre cette ESS, puisqu'ici, un salarié du privé sur quatre travaille au sein d'une structure relevant de cette forme d'économie définie par la loi Hamon de 2014, contre 10 % pour l'ensemble de la communauté d'agglomération.Après la seconde guerre mondiale déjà, le terreau y était propice. « Le monde associatif, mutualiste, coopératif, dans l'agriculture notamment, s'est fortement développé ici », relève Jean Florès, conseiller de Jérôme Viaud, le président de l'agglomération et maire de Grasse, sur l'ESS. « Nous avons par exemple à Grasse une clinique spécialisée dans l'addictologie qui est gérée en coopérative. C'est la première et la seule. L'industrie, la parfumerie... ont toujours eu cette approche avec l'installation de crèches associatives par exemple. Il s'agissait d'actions certainement animées par une forme de paternalisme à l'époque, mais qui ont renforcé l'action sociale, le mécénat... »
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se rappelle Jérôme Viaud,
beaucoup disaient que l'ESS était un gadget, que ce n'était pas sérieux. Mais plus le temps passe, plus on voit les limites d'une société où l'on passe son temps à consommer, utiliser, jeter. La société est désormais plus éveillée aux impacts positifs et négatifs de nos activités économiques ».Maëva Gardet-Pizzo